•  

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • " Dès lors, dans l’univers, tout respire. L’homme même est respiration : non seulement son corps respire, mais l’âme et l’esprit sont conçus comme des souffles. En arabe, ruh (l’esprit) est d’ailleurs proche de rih (le vent), et nafs (l’âme) proche de nafas (la respiration). Dans le Coran, ruh est le souffle de vie insufflé par Dieu à Adam."
     
    Ce post présente des extraits d'un article que vous trouverez sur le site http://www.lescahiersdelislam.fr/La-respiration-de-l-univers_a842.html
     
    L’Unité divine est au-delà du mouvement et du repos, alors que l’univers est mû par le processus créateur de Dieu. Pour certains auteurs comme Ibn Arabi, ce mouvement des mondes et des créatures est animé par la respiration divine. Selon un hadith célèbre, Dieu était un Trésor caché désirant être connu et qui, pour se faire connaître, créa l’univers. D’un point de vue métaphysique, ce désir s’actualise par ce qu’Ibn Arabi appelle le « Souffle du Miséricordieux ». De ce souffle, pareil à une expiration, émane un Nuage ou une Nuée. Elle symbolise une Substance qui contient, à l’état virtuel, toute la création – les créatures, les mondes, les événements. Puis Dieu dit « sois ! » (« kun ! ») : alors, sur l’ordre de Dieu, toutes les réalités contenues à l’état potentiel dans la Nuée prirent vie, s’animèrent et respirèrent : le cosmos entier apparut ainsi sur une seule parole divine. Pour Ibn Arabi, notre monde vit encore et toujours de ce « sois ! » : toute existence tient à cet impératif à la fois originel et immuable. Aussi, la création est-elle comparable à une respiration : Dieu expire le monde pour le créer, et l’aspire en Lui à la fin des temps [1]. 
     
    Dès lors, dans l’univers, tout respire. L’homme même est respiration : non seulement son corps respire, mais l’âme et l’esprit sont conçus comme des souffles. En arabe, ruh (l’esprit) est d’ailleurs proche de rih (le vent), et nafs (l’âme) proche de nafas (la respiration). Dans le Coran, ruh est le souffle de vie insufflé par Dieu à Adam [2]. Selon Ibn Arabi, l’âme et ce souffle de vie proviennent de la respiration divine, du Souffle du Miséricordieux, en sorte que l’homme respire corps et âme par la respiration venant de Dieu [3]. Un soufi, cité par Kalâbâdhi (Xe siècle), parle de l’esprit et de l’âme comme d’un vent et d’un souffle : « L’esprit [rûh] est (comme) une brise embaumée qui engendre la vie, et l’âme (nafs) est (comme) un souffle chaud qui engendre les mouvements et les désirs. » La respiration constitue, pour les auteurs musulmans, un rythme ontologique, qui structure le mouvement du monde et de l’homme. Il détermine également un art de vivre (de respirer), de percevoir le monde, de prier, de créer ou d’aimer. « Chaque respiration, écrit Sa’di, contient deux bénédictions : la vie dans l’inspiration, et le rejet de l’air vicié et inutile dans l’expiration. »

    Chez Rumi, le souffle est associé, par le truchement de la flûte, au feu de l’amour. Dans les premiers vers de son Mathnawi, le poète chante le ney, la flûte de roseau : C’est le feu de l’Amour qui est dans le roseau, c’est l’ardeur de l’Amour qui fait bouillonner le vin. La flûte est la confidente de celui qui est séparé de son Ami : ses accents déchirent nos voiles. [7]
     
    (...) Dans l’art et sa pratique, la respiration est primordiale, au point de vue corporel et gestuel aussi bien que psychologique et spirituel. Selon des théoriciens arabes, la durée de chaque vers poétique est mesurée par la capacité respiratoire de l’homme, en sorte que le flux du discours est « exactement mesuré par le souffle qui permet de le prononcer. » [9] Par ailleurs, la cantillation du Coran ou la récitation poétique sont comparables à la vivification apportée par le Souffle divin. La parole humaine est une expiration analogue à celle de Dieu : son souffle donne vie au texte, tout comme Dieu donne vie aux créatures (..
     
    Pour des savants musulmans, le rythme de la respiration divine détermine ou constitue le prototype de tous les rythmes polarisés de l’univers : dilatation / contraction, expansion / resserrement, diastole / systole, coagulation / dissolution. Le travail alchimique, écrit Pierre Lory, avec son rythme de densification (coagula) et de dissolution (solve), s’inscrit lui-même « dans l’expir/inspir du Dieu miséricordieux qui crée et défait perpétuellement toute chose qu’il veut manifester. » Le Coran évoque à plusieurs reprises un rythme d’expansion et de contraction, en parlant de la contraction et de la dilatation des matrices (XIII, 8) et de la dilatation du cœur (VI, 125). 

    C’est le soufisme qui, une fois de plus, a donné à ces conceptions les contenus les plus riches. L’enseignement soufi emploie abondamment le symbolisme de la contraction / dilatation pour décrire une alchimie des états psychologiques et spirituels. Selon les maîtres soufis, la voie spirituelle est faite d’une alternance d’états de contraction et d’états de dilatation : les premiers, qui marquent un resserrement psychologique, peuvent être un état de crainte, d’absorption et de concentration en Dieu, alors que les seconds, comparables à une dilation intérieure, sont des états d’ivresse, de joie et de grâce. Djunayd affirmait : « La crainte me contracte, et l’espérance me dilate. » Une épreuve, la pensée de la mort ou l’effort vers Dieu contractent et concentrent l’âme : par la crainte de Dieu, par exemple, l’homme est obligé de surveiller ses actes et ses pensées, de s’intérioriser et de contenir ses passions. Inversement, la joie, le bonheur, l’espoir, dilatent l’âme, la rassurent et la décrispent : ils desserrent la concentration et reposent l’effort. L’état de contraction suprême survient lorsque l’âme se fond et s’éteint dans l’Unité divine ; l’état de dilatation suprême est l’épanouissement infini de l’âme dans cette union à Dieu. Selon une définition de Ruzbehân, « la contraction fondamentale est l’abolition de la conscience dans l’éternité, et la détente fondamentale est la subsistance de la conscience dans la contemplation permanente ». (...)
      
    EXERCICES PRATIQUES D'AUJOURD'HUI : 3 Méditations pour élever le mental

    1.  Chanter son AUM
    Pour pratiquer cette technique se tenir droit de fermer les yeux et d'être à chanter à haute voix le son AUM. Faire un long signal sonore "ooooooooooooo" et terminer par une plus courte "MMMMMM". En plus de chanter ce mantra, garder votre attention fixée sur le centre de votre front.

    2. Des inspirs saccadés

    Pour cette méditation, briser votre inspiration en seize petit renifle, et les uns avec les renifler visualiser un marteau d'argent petite appuyant sur le centre de votre front. Gardez le renifle très faible de sorte que vous pouvez faire seize à compléter une inhalation. Après avoir terminé l'inhalation, expirez dans un souffle, puis répéter le motif.
    Le nombre seize est associé avec le centre, il est important de contrôler votre respiration afin de permettre à seize renifle.

    3. Respiration alternée:

    Fermez votre narine droite et expirez en long, profond et lent par la narine gauche. Également visualiser le souffle de voyage en ligne droite de la narine au centre du front. Puis fermez la narine gauche et expirez lentement par la droite, cette fois de visualiser l'air sortant du centre du front et à l'extérieur de la narine. Garder la narine gauche fermée, maintenant respirer par le droit et puis fermez la droite et expirez par la gauche. Tout le temps de faire de la visualisation ainsi.
    Vous pouvez commencer avec dix tours d'abord et ensuite construire à partir de là. Il s'agit d'une technique très puissante et vous ne devriez pas en faire trop au début. Assurez-vous que vous ne faites pas plus que vous pouvez gérer confortablement à tout moment (vaincremur;blogspot.fr)
     
    Vous êtes entre ciel et terre, vous êtes une semence de l'univers, votre respiration est celle de l'univers...
    Bonne continuation
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Dans le bouddhisme on parle de salut par la connaissance. Cette connaissance compréhension, prajna, est le fruit de la méditation. Quand on pratique le regard profond dirigé vers le coeur de la réalité. On pratique la résurrection à chaque instant. . .

    Le seul moment où l’on est vivant,
    où l’on peut toucher la vie,
    C’est le moment présent ,
    l’ici et maintenant. . .

    La pleine conscience est l’énergie du Bouddha. Il faut s’entraîner par la pratique de la respiration consciente pour faire naître l’énergie de la pleine conscience et la maintenir vivante. Cette énergie-là nous éclaire, nous permet d’être concentré et d’être vraiment là ; elle nous permet aussi de regarder profondément dans le coeur des choses. Et de ce regard profond naît la vision profonde ; la pleine conscience amène la compréhension, l’amour et aussi la libération de la douleur.

    La graine de la pleine conscience est le bébé Bouddha qui est en nous. Et il faut lui donner tout notre amour car cette précieuse graine peut être enfouie très profondément sous plusieurs couches de souffrance et de douleur.
    Dans la pratique, nous commençons par rechercher, par identifier et par toucher cette graine de la pleine conscience que tout le monde possède. Nous avons cette graine en nous. Quand nous buvons de l’eau, si nous sommes présent au fait que nous sommes en train de boire de l’eau, l’énergie de la pleine conscience est là.

    La pleine conscience est l’énergie
    qui nous permet d’être conscient
    de ce qui se passe dans le moment présent.

    Il n’y a que de la tendresse . Si vous inspirez et que vous savez que vous inspirez, alors la pleine conscience est là, la pleine conscience de Satipattana, ou Sutra de la respiration. Quand nous sommes en colère et que nous savons que nous sommes en colère, la pleine conscience est là. La colère est une énergie ; la pleine conscience en est une autre. Et cette deuxième sorte d’énergie va se manifester pour prendre soin de notre colère comme une maman va prendre soin de son petit enfant. Il n’y a pas de combat contre la colère.

    La pratique de la méditation
    c’est être conscient de la douleur.

    Donc chaque fois que vous avez une énergie négative comme la jalousie, le désespoir ou la peur, alors la pleine conscience doit se manifester pour prendre bien soin de cette énergie négative. Si vous ne voulez pas que cette énergie vous détruise, touchez la graine de la pleine conscience et invitez-la à s’épanouir ; embrassez tendrement votre douleur. Quand une maman entend son bébé crier, elle pose ce qu’elle est en train de faire, elle entre dans la chambre et prend le bébé. Une maman sait ce qu’est l’énergie de la pleine conscience ; dès le moment où l’enfant est dans ses bras, cette énergie de sagesse commence déjà à pénétrer son corps. La maman ne sait pas encore ce qui ne va pas avec le bébé, mais par sa présence, il obtient déjà un soulagement. Ensuite la maman naturellement pratique le regard profond et il lui faut seulement deux ou trois minutes pour se rendre compte de ce qui ne va pas avec le bébé : peut-être que ce sont les couches, peut-être que le bébé a une petite fièvre, peut-être qu’il a faim. . . Alors la compréhension vient et la maman peut transformer la situation...
    C’est la même chose avec la méditation. Quand nous avons une douleur en nous, la première chose est de générer l’énergie de la pleine conscience pour embrasser et prendre soin de cette douleur, pour générer de l’amour, de la tendresse et de la compassion.
    Si vous regardez profondément dans la nature de votre colère, vous découvrirez sa vraie nature. Cette découverte et cette compréhension vous libéreront de votre douleur. Et il faut prendre l’habitude de pratiquer cela, non seulement avec la colère, mais aussi avec les autres émotions comme le désespoir, la peur...
    On a peur de la vie, on a peur surtout de la mort.
    Le Bouddha nous a recommandé de méditer comme ceci en ce qui concerne la peur.

    « J’inspire, je sais que je vais mourir ;
    j’expire, je sais que personne ne peut échapper à cette nature,
    je sais que personne ne peut échapper à la mort. »

    Le Bouddha nous a enseigné cela parce qu’il sait bien que cette graine de la peur est enfouie très profondément en nous et que nous ne voulons pas qu’elle se manifeste parce que ça fait mal.

    On a peur de la peur.

    Nous cherchons donc à la rejeter. Nous cherchons à refouler la peur en invitant d’autres émotions pour occuper l’espace afin que cette énergie de peur ne puisse pas émerger. On allume la télé, pourquoi ? On lit des romans, pourquoi ? On parle au téléphone, pourquoi ? Souvent seulement pour empêcher la douleur de se manifester.
    C’est une politique de refoulement et de répression. nous pratiquons un embargo sur les graines négatives qui sont en nous, et créons ainsi une situation de mauvaise circulation d’énergie. Par exemple, nous savons que parfois le sang ne circule pas bien dans notre corps et que cela nous crée des douleurs comme les maux de têtes ; nous faisons alors des massages pour accélérer la circulation ou prenons des remèdes qui nous soulagent. La même chose est vraie en ce qui concerne nos peurs. Si on pratique une politique de répression, de refoulement, alors on crée une situation de mauvaise circulation des formations mentales telles que la peur, la colère, le désespoir ou la souffrance ; et quand ces choses ne circulent pas bien dans notre âme, dans notre conscience, alors émergent les signes de troubles nerveux ou de stress profond et une dépression risque de commencer...

    Il ne faut pas pratiquer une politique d’embargo.
    Il faut ouvrir la porte pour que nos souffrances puissent se manifester.

    Mais nous avons peur de la souffrance. Nous ne devons pas en avoir peur car nous possédons cette énergie de la pleine conscience qui peut prendre soin de notre douleur comme d’un petit enfant. Chaque fois que la douleur se manifeste il faut lui souhaiter la bienvenue ; nous sommes vraiment là pour elle, nous devons l’embrasser,

    « Chéri, je suis là pour toi. . .»

    L’énergie de la pleine conscience est là pour embrasser la souffrance. La porte va s’ouvrir et les formations mentales pourront alors circuler librement ; si vous pratiquez cela pendant quelques semaines vous aurez alors une situation de bonne circulation de votre psyché. C’est pourquoi le Bouddha nous a enseigné d’inviter la colère.

    Il n’y a pas de combat entre le bien et le mal,
    il y a seulement besoin d’un peu d’amour pour découvrir cet état.
    Il faut apprendre l’art de transformer le compost en fleur.

    Dans la méditation nous devons observer et agir dans la non-dualité. Les déchets, les ordures du mental peuvent toujours être transformés en leurs de compassion, d’amour et de paix. Notre conscience est quelque chose de vivant, de nature organique. Il y a toujours les déchets comme il y a toujours les fleurs en nous. Le jardinier qui pratique l’art de la culture biologique tâche de conserver les déchets parce qu’il peut les transformer en compost et le compost en fleur. Ce jardinier qui regarde un tas d’ordures voit déjà les légumes et les fleurs. Donc on ne jette rien et un peu de pratique et de temps suffisent pour transformer le tas d’ordures en compost. . .

    Dans le compost on peut voir des fleurs.
    Donc conservez vos énergies négatives, conservez votre souffrance,
    vous allez en avoir besoin.

    Regardez une fleur ; la fleur est belle, elle est parfumée, le fleur est saine. Si vous la regardez profondément vous pouvez déjà voir les ordures et le compost qui sont en elle. . . Nous pouvons dès maintenant voir des fleurs dans nos colères, nos ordures et nos déchets. . . La même chose est vraie avec nos formations mentales : il y a des fleurs comme la foi, l’aspiration, la compréhension ou l’amour, mais il y a aussi des déchets comme la peur, le doute ou la douleur. C’est le principe de non-dualité qui est en nous.
    Si une personne n’a pas souffert, cette personne-là ne peut jamais connaÎtre le bonheur. Si une personne ne sait pas ce qu’est la faim, elle ne peut jamais connaÎtre la joie de manger chaque jour.

    La souffrance est une condition de compréhension de notre bonheur.
    Il faut donc savoir apprendre de la souffrance,
    il faut savoir se servir de la souffrance pour toucher l’énergie
    de la compassion, de l’amour, de la compréhension.

    La méditation est la pratique de la non-violence, de la non-dualité. Si je sais que l’amour c’est moi et que la douleur c’est aussi moi, que la compréhension c’est moi et que la souffrance aussi, alors je vais en prendre soin. Je ne vais pas supprimer ma souffrance parce que je sais que je peux la transformer en fleur... La fleur existe parce que la souffrance est là.

    Ceci existe parce que cela est...

    Le Bouddha a dit. « Ceci étant, cela est. . . » Donc il n’y aura pas de combat ni de violence contre un élément de notre être. Il faut seulement prendre soin de nous-mêmes, transformer notre souffrance et avoir une attitude non violente vis-à-vis de notre douleur, de nous-mêmes et de notre corps. Nous devons faire cela, non seulement avec nos formations mentales mais aussi pratiquer exactement de la même façon envers notre corps

    « J’inspire, je suis conscient de mes yeux,
    j’expire, je souris à mes yeux. . . »

    Et nos yeux deviennent l’objet de notre pleine conscience. Quand nous pratiquons ainsi nous commençons à faire la paix avec nous-même parce que nous commençons à comprendre la nature de nos yeux.

    Le paradis des formes et des couleurs nous est offert

    Si nous continuons à pratiquer ainsi pendant quelques minutes, nous découvrirons que nos yeux sont une des conditions de base pour notre bonheur... C’est une chose merveilleuse. Nous n’avons qu’à ouvrir les yeux pour voir le ciel bleu, les nuages blancs, les fleurs de cerisiers, le coucher du soleil, le visage de notre enfant. . . Avec des yeux en bon état, le paradis des formes et des couleurs nous est offert. Il y a des gens qui ont perdu la vue et pour eux la retrouver serait un paradis ; et nous qui avons des yeux, nous oublions cela. Vos yeux sont déjà une des conditions de base de votre bonheur. Et la pleine conscience suffit à toucher une de ces conditions-là. Nous pouvons pratiquer cela avec chaque partie de notre corps.

    La pleine conscience, c’est la lumière du Bouddha

    Si nous continuons, nous verrons que notre corps est aussi une des conditions de base de notre bien-être. Notre corps fonctionne normalement pour notre bien-être, il travaille nuit et jour pour nous préserver vivant et nous, pendant ce temps-Ià, nous avons le temps de dormir, de méditer, etc. D’instant en instant notre coeur irrigue toutes les cellules de notre corps, sans relâche. Et pourtant nous n’avons pas beaucoup d’attention ni de gestes amicaux envers lui ; il faut retourner vers notre corps. En méditant comme cela nous aurons de la sagesse, de la compréhension et de la compassion envers nous-même. Et cette sagesse nous dictera la conduite, la manière juste de diriger notre vie quotidienne.
    Le Bouddha nous a conseillé de pratiquer le toucher profond envers chaque partie de notre corps. Nous pouvons balayer graduellement tout notre corps avec l’énergie de la pleine conscience. Et le rayon n’est pas X, c’est la pleine conscience, c’est là lumière du Bouddha. Il faut balayer notre corps tout entier, profondément, pour pouvoir le réveiller et faire la paix ; pour nous réconcilier avec lui. . .

    Dans le bouddhisme on pratique les cinq, les dix ou les deux cent-cinquante préceptes parce qu’ainsi nous pratiquons le regard profond. Et les préceptes nous protègent de notre souffrance. Si vous pensez que les préceptes limitent votre liberté, vous avez tort : ils garantissent votre liberté. Quand nous touchons notre corps avec la pleine conscience nous commençons à l’entendre, et le message qui nous est envoyé est très important, mais parce que nous ne sommes pas là, le message n’arrive pas. Il faut être là et le toucher profond peut nous révéler la situation exacte de notre corps ; si nous recevons ce message nous cesserons toute conduite malsaine. . .

    Sans la pleine conscience, nous vivons comme des morts

    Nous sommes tous des rois et des reines et notre territoire est extrêmement vaste ; nous régnons sur le domaine des cinq éléments. Et c’est la pleine conscience de notre douleur qui peut nous aider à surveiller notre territoire pour voir ce qui arrive, pour reconnaÎtre les graines du conflit, les graines de la souffrance et de la dualité... Et c’est seulement avec une vue aussi vaste de notre territoire que nous ferons ce qu’il faut afin de rester roi et reine de ce domaine de la forme, des sensations, des perceptions, des formations mentales et de la conscience. Chaque fois que la pleine conscience naît, nous naissons encore une fois dans la Terre de Bouddha, dans le royaume de Bouddha. Nous redevenons vivant parce que nous touchons le moment présent.

    Pratiquer la pleine conscience c’est ramener corps et esprit
    vers le moment présent et chaque fois que l’on pratique cela
    on redevient vivant.

    Si on jette un regard autour de nous on peut voir les gens qui vivent comme des morts. J’utilise une phrase d’Albert Camus. « II vit comme un mort. » Il y a des milliers de gens qui circulent autour de nous, transportant leur propre cadavre.
    Nous n’avons pas besoin de beaucoup de temps. Une fraction de seconde suffit pour revenir à la vie, parce qu’être vivant c’est être là, dans le moment présent, dans l’ici et le maintenant ; et cela est possible avec une seule respiration consciente.
    Respire, tu es vivant...
    Avec la méditation, on pratique la résurrection à chaque instant. C’est la pratique de vivre au quotidien. Il ne faut pas se perdre dans le passé ni dans le futur. Le seul moment où l’on est vivant, ou l’on peut toucher la vie, c’est le moment présent, l’ici et maintenant.
    Quand nous pratiquons la méditation marchée, chaque pas nous ramène au moment présent. Quand on marche sans la pleine conscience on sacrifie le présent pour une destination... quelque part... On ne vit pas ; on vit comme un mort. Quand on parle de destination on pourrait se demander quelle est notre destination finale ? Peut-être le cimetière ! Pourquoi on se hâte toujours pour rien ? La vie n’est pas là, la vie n’est pas dans cette direction... La vie est juste dans chaque pas. Il faut marcher de telle sorte que la vie soit possible à chaque pas. Et c’est ce que nous devons pratiquer à chaque instant. Marcher comme une personne libre, de telle sorte que le royaume de Dieu soit possible dans l’ici et le maintenant. Marcher de telle sorte que la paix, la joie soient possibles ici, que la terre pure soit disponible sous nos pieds.

    Arrêtez d’attendre pour pouvoir vivre...

    Ce que l’on arrête en premier c’est l’attente ; quand nous contemplons la pleine lune, si nous pensons, alors la pleine lune n’est pas vraiment là, et nous ne sommes pas là non plus. L’attente nous empêche de vivre chaque moment de notre vie quotidienne d’une manière profonde. Quand on regarde la lune, on regarde seulement la lune, c’est la méditation. L’attente nous empêche de toucher la vie profondément : « Je pense donc je ne suis pas vraiment là... »
    La méditation nous aide à toucher la non-peur
    Et le plus grand soulagement obtenu, c’est quand vous pouvez toucher le nirvana, quand la non-peur est devenue quelque chose de la vie de chaque jour. Nous avons une grande peur en nous ; nous avons peur de tout, nous avons peur de notre mort, de notre solitude, nous avons peur d’être abandonnés, nous avons peur du changement. . . Et c’est seulement grâce à la non-peur que nous pourrons expérimenter le soulagement total, le nirvana total.

    Nirvana, qu’est-ce que c’est ?
    Nirvana, c’est la fondation de notre être...

    C’est la base de l’être comme l’eau est la base des vagues. Nous sommes les vagues. . . Au début nous croyons que nous avons un commencement et une fin, une naissance et une mort et nous pouvons penser, nous pouvons croire qu’avant notre naissance nous n’étions pas là ; qu’avant la naissance est le non-être, qu’après la naissance est l’être, et qu’après la mort nous redevenons non-être. Regardons ensemble dans cette direction, regardons profondément la vague qui descend et qui monte. La vague vit sa vie de vague mais elle peut vivre la vie de l’eau en même temps. Si la vague se penche vers son fondement et touche sa substance qui est l’eau alors survient la non-peur : le nirvana total.

    Naissance et mort ne peuvent pas toucher le bodhisattva...

    Nous vivons avec des concepts tels que naissance, mort, être, non-être, unité, pluralité mais nous n’avons eu ni la chance ni l’occasion de toucher la fondation de notre être qu’est nirvana. On peut traduire nirvana par extinction. Mais extinction de quoi ? Extinction, cela veut dire tout d’abord extinction de toutes les naissances, y compris celle du nirvana, du moi, de l’être, ou du non-être. . . La mort et la naissance ne peuvent pas toucher la vague une fois que celle-ci est redevenue de l’eau. Les concepts, les notions telles que naissance, mort, être, non-être ne peuvent pas toucher l’eau. L’eau ne peut pas être décrite et ses qualités ne sont pas exprimables. . .
    Donc quand nous parlons de naissance et de mort, d’être et de non-être, nous parlons en terme de phénomènes. Dans le bouddhisme on appelle cela la dimension historique. Quand nous parlons des vagues nous sommes dans la dimension historique, mais quand nous parlons de l’eau nous sommes dans la dimension ultime. Et dans la dimension ultime nous ne pouvons parler de naissance et de mort, d’être et de non-être.
    Quand je touche du papier profondément, je touche un nuage
    Si nous regardons profondément dans la nature du papier, que voyons-nous ? Nous pouvons d’abord voir un nuage. Parce que sans nuage il n’y aurait pas de pluie et les arbres ne pourraient pas pousser. Donc quand je touche du papier profondément, je touche un nuage. Et quoi encore ? Il y a du soleil, parce que sans soleil les arbres ne peuvent pas pousser, et il y a aussi la terre. . . Si nous continuons à pratiquer le regard profond dirigé vers la feuille de papier, nous pouvons voir le cosmos entier.
    Alors nous pouvons nous demander quelle est la nature de cette feuille de papier ? Est-ce qu’avant de naÎtre la feuille de papier était le non-être ou est-ce que la feuille de papier est de la nature du nuage ? Dans le bouddhisme on enseigne que cette feuille de papier est libre de la naissance et libre de la mort. Avant d’être feuille de papier elle avait une autre forme comme nuage, comme soleil, comme terre, comme arbre. . . La feuille de papier est seulement une forme constituée des cinq éléments.
    Nous aussi avant de naÎtre avions déjà une forme, une autre forme. Le moment où la feuille de papier est née n’est pas vraiment le moment de la naissance. C’est juste un moment de continuité. Quand le papier meurt, il ne redevient pas le rien ; le papier devient quelque chose d’autre comme un nuage, comme la pluie... La pluie est la continuité du nuage. . .

    « Rien ne se perd, rien ne se crée...»

    Lavoisier n’était pas bouddhiste mais il a pratiqué le regard profond dirigé vers la nature des choses. Il a découvert la même chose : il n’y a pas de vraie naissance, il n’y a pas de vraie mort. Sans naissance, il n’y a pas de mort, il n’y a que transformation et continuité. C’est ce qu’on trouve dans le Sutra du Coeur, l’essence de la Prajnaparamita.
    Nous avons tous peur de mourir. Mais est-ce que le papier peut mourir ? Prenons des allumettes et regardons avec toute notre pleine conscience pour voir si nous pouvons réduire le papier au néant, au non-être. Est-ce que vous avez vu la fumée ? La feuille de papier est devenue une partie d’un nuage. Peut-être qu’une prochaine rencontre avec la feuille de papier aura lieu sous la forme de pluie ou d’eau ? Donc : au revoir et à bientôt ! Une partie du papier est devenue une énergie de chaleur, elle a déjà pénétré le cosmos et chacun d’entre nous. Et les cendres, un moine les déposera dans un parc et peut-être que dans quelques mois elles se transformeront en petites fleurs. . . Donc le morceau de papier est déjà en voyage. Et ce n’est pas facile de pouvoir suivre quelque chose comme les allées et venues d’une feuille de papier. La même chose est vraie avec nous.

    Notre vraie nature est non-naissance et non-mort

    Quand un maÎtre Zen vous demande :

    « Quel était votre visage avant que votre grand-mère soit née ? »

    c’est une invitation vers un voyage très profond à la découverte de votre vraie nature. Notre vraie nature est la non naissance et la non-mort. Nous sommes libres, nous ne sommes pas pris dans la naissance et dans la mort car naissance et mort ne sont que des notions que nous utilisons pour emprisonner la réalité.
    Le Bouddha a déclaré ceci : « II n’y a pas de monde, pas de naissance, pas de mort, pas d’être, pas de non-être, pas de haut ni de bas... » Si ce monde-là n’est pas là comment les mondes de la naissance et de la mort, de l’être et du non-être, peuvent-ils être quelque chose de réel ?II a parlé de la dimension ultime, il a parlé de l’eau mais en a juste dit quelques mots car en ce qui concerne l’ultime nous ne pouvons pas utiliser des concepts ou des mots. Nirvana ne peut pas être décrit avec des concepts et des mots comme être ou non-être. Quand on parle de Dieu, de la mort de Dieu, cela revient à dire qu’il faut que la notion de Dieu soit morte pour que Dieu touche la vie. La même chose est vraie avec le nirvana. Les théologiens érudits qui ne se servent que de notions, de concepts et de mots et non de l’expérience directe ne sont pas très utiles. Il faut tuer la notion de Bouddha pour que le vrai Bouddha puisse se révéler. Le nirvana est à toucher, à vivre et non pas à décrire. Les notions, les concepts déforment la réalité de l’ultime. . . Le Bouddha est une chose, la notion de Bouddha en est une autre. Un maÎtre Zen a dit ceci : « Si vous rencontrez le Bouddha sur votre route, vous devez le tuer... »
    La même chose est vraie en ce qui concerne les concepts de naissance et de mort...

    La peur naÎt de notre ignorance...

    La peur naÎt de notre ignorance, de nos concepts concernant la vie et la mort. Si nous pouvons nous débarrasser de tous ces concepts en touchant la réalité en soi, alors la non-peur sera là, le grand soulagement et le grand amour seront chose possible. Il faut transcender la naissance et la mort, il faut se débarrasser de ces notions parce qu’elles sont un obstacle à la réalité. . . Ces notions ne peuvent pas être appliquées au monde non-né, au monde non-mort.

    Le nirvana n’est pas quelque chose que nous devons rechercher
    parce que nous sommes déjà le nirvana...

    Comme la vague est déjà l’eau. La vague n’a pas à rechercher l’eau parce que l’eau est la substance même de la vague. Il nous faut vivre profondément puis toucher le nirvana, le monde de la non-naissance, de la non-mort, le monde de la non-dualité. . . et toute notre peur sera embrassée par cette connaissance directe de notre vraie nature. . .
    Etre ou ne pas être, là n’est pas vraiment la question...
    La vraie question est d’avoir assez de concentration, assez de pleine conscience pour pouvoir trouver la base de l’être, le nirvana. Et c’est pourquoi nous devons faire en sorte que la pratique de la méditation, de la pleine conscience soit la chose de la vie quotidienne. Quand nous mangeons, quand nous buvons, quand nous marchons, nous pouvons toujours pratiquer le calme, la concentration, le regard profond et un jour nous pouvons toucher la réalité ultime de l’être. la vie est une éternité...
    Méditer c’est générer l’énergie de la pleine conscience pour que la vie soit là comme une éternité et il faut vivre ces moments dans la vie quotidienne. Il faut s’entraÎner un petit peu pour que la méditation devienne la vie quotidienne. On inspire, on expire, on pratique la paix, et on revient chez soi, dans sa vraie demeure, dans l’ici et le maintenant ; on revient au moment présent pour toucher la Terre, toucher notre territoire. . .

    Si tout le monde pratiquait cela
    alors le monde deviendrait un monde de calme et de paix. . .

    Nous devons nous entraîner chaque jour à cultiver cette pleine conscience. Et il faut des amis, des frères et soeurs dans le dharma pour pouvoir apprendre cela facilement. C’est pourquoi on prend refuge en la sangha, car pour pouvoir être initié à la pratique, il nous faut un soutien c’est-à-dire une communauté de pratique.
    Dans ma tradition on dit qu’un pratiquant qui quitte sa sangha est comme un tigre qui a quitté sa montagne pour descendre dans la plaine ; le tigre qui va dans la plaine sera tué par les hommes. . . Si l’on pratique la méditation sans prendre refuge dans une communauté de pratique, alors on abandonnera sa pratique au bout de quelques mois. . .
    Je vous souhaite à tous, mes amis, d’avoir un frère ou une soeur qui pratique sérieusement le dharma, peut-être aussi un maÎtre spirituel qui possède la solidité de la joie, de la liberté, de la compréhension profonde. . . Alors la pratique sera beaucoup plus agréable...

    Conférence du 2 avril 1996 à la Mutualité (Paris), délivrée devant 900 auditeurs. Merci à Karine Barbier de la revue DHARMA pour ce magnifique travail de transcription Et merci à la revue pour l’autorisation de publier ce texte.

    Thich Nhat Hanh

    Conférence du 2 avril 1996 à la Mutualité Paris 

    Plus ...

    Respirer pour se sentir vivant (http://www.lateledelilou.com)

    J’inspire, j’expire. Je pense que je respire. Je sens le parcours bienfaisant de l’air dans mon corps, ce souffle de vie qui m’envahit et me nourrit. Je suis pleinement dans le présent, attentif au souffle de vie qui m'habite.

     Pour revenir à soi, entrer à l’intérieur de soi, rien de tel que de respirer consciemment, amplement, doucement pour que le souffle s’apaise, entrainant le corps et l’esprit dans un délicieux engourdissement, une pause physique et mentale. C’est simple, la base de toute relaxation, terriblement efficace pour diminuer le stress, ça vaut vraiment le coup de prendre le temps de s’y intéresser, de sentir chaque vague et ses effets sur l’organisme. 

    Cultiver le bien-être passe par l’apprentissage d’une meilleure respiration car ce va-et-vient habituellement automatique nous maintient en vie et alimente au passage le corps en oxygène, rythme nos jours et nos nuits invariablement mais peut également devenir un repère pour générer du calme, de la détente, de la paix. 
    Prêter attention à son souffle, c’est retrouver un confort, reprendre le contrôle de soi quel que soit le contexte, même en cas d’environnement agressif, de situation d’urgence, de stress intense, c’est se souvenir de ce qu’est une vie : juste un souffle immuable dont on sait qu’un jour, il s’arrêtera, alors on ressent que les tracasseries quotidiennes sont moins graves qu’il n’y paraît, que tant que la respiration se poursuit, la vie aussi et avec elle l’espoir, la joie, l’envie. 

    En conscientisant sa respiration, on se recentre, on peut favoriser la concentration sur l’instant présent, le plaisir sur ce que je suis en train de faire ici et maintenant. L’attention à ce qui est, est un exercice délicat au début puis elle s’installe plus durablement, parfois, il faut lutter pour la maintenir ; elle est la meilleure garantie d’apprécier chaque instant d’une vie sans juger, évaluer, organiser, planifier, juste pour apprécier d’être en vie. Alors, où que vous soyez, quoi que vous viviez, délectez-vous de respirer, laissez le calme arriver et maintenez cet équilibre merveilleux du souffle. Bonnes respirations et à bientôt !

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Respirer est une fonction vitale qu'on maitrise rarement, laissant le corps la gérer.

    Pourtant, toutes les traditions spirituelles et les approches de développement personnel invite à en prendre conscience et à la travailler, la discipliner, l'observer, l'aimer.

    L'observation porte souvent sur son mouvement. En voici une description anatomique du site http://corps.dufouraubin.com/respiration/respiration.htm.

    "Les poumons, ces organes spongieux, volumineux et côniques, jouent un rôle vital puisqu'ils sont chargés de l'apport en oxygène dans l'organisme. L'oxygène sert de comburant au corps humain, c'est-à-dire qu'il permet de brûler son carburant: les nutriments contenus dans l'alimentation. Le corps produit ainsi l'énergie nécessaire pour combler ses besoins.

    Le poumon droit a trois lobes, tandis que le gauche en a seulement deux, mais dispose d'un emplacement pour le coeur. Les poumons adultes peuvent contenir trois litres d'air environ. Ce sont les muscles thoraciques qui sont chargés du travail de la respiration, puisque les poumons n'ont pas de muscles eux-mêmes. La plus grande partie de ce travail est assurée par un muscle fin situé à la base des poumons : le diaphragme. La contraction involontaire et incontrôlée de ce muscle cause le "hoquet". La respiration est un phénomène automatique, présent même lorsque l'on est inconscient. Au repos, le rythme respiratoire d'un adulte moyen est de 16 respirations par minute.

    L'air que l'on inspire descend dans la trachée, jusqu'aux bronches, qui se séparent pour pénétrer dans le poumon droit ou gauche. Les bronches elles-mêmes se ramifient en plusieurs bronchioles, qui se divisent en une demi douzaine de canaux alvéolaires, qui sont d'étroits conduits s'ouvrant dans les sacs alvéolaires. Cette structure ramifiée unissant la trachée, les bronches, les bronchioles, les canaux alvéolaires et les sacs alvéolaires est souvent appelée "arbre bronchique", du fait de sa ressemblance aux branches et aux feuilles d'un arbre. Une dizaine d'alvéoles sont réunies en grappes sur chaque sac alvéolaire. C'est là, dans les milliers de minuscules alvéoles présentes dans les poumons, que l'oxygène apporté par l' inspiration traverse la membrane de la paroi alvéolaire pour être transféré vers les globules rouges contenus dans les capillaires (petits vaisseaux sanguins situés sur les alvéoles). Inversement, les déchets gazeux passent des globules rouges à l'air des alvéoles, afin d'être éliminés par l'expiration.

    EN PRATIQUE
         

    A bientôt

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Source de toute vie, première acte de l'enfant venant au monde, la respiration est ... fondamentale.

    Aussi, ce blog va t-il y consacrer quelques articles, qui pourront INSPIRER vos méditations.

    Chaque post contiendra un texte et des propositions d'exercices pratiques.

    Aujourd'hui, je vous renvoie à la présentation de Osho :

    La respiration: Accès à une nouvelle dimension -

    Nous respirons continuellement depuis le moment de la naissance jusqu'au moment de la mort. Tout change entre ces deux pôles. Tout change, rien ne reste pareil.

    La respiration est le seul phénomène qui est constant de la naissance à la mort.

    L'enfant deviendra un jeune homme; le jeune homme deviendra vieux. Il tombera malade, son corps deviendra laid, usé; tout changera. Il sera heureux, malheureux, souffrant; tout continuera à changer. Mais quoi qu'il se passe entre ces deux pôles, il faut respirer. Heureux ou malheureux, jeune ou vieux, ayant réussi ou échoué; quoi que vous soyez, peu importe, une chose est certaine c'est qu'entre ces deux pôles que sont la naissance et la mort, vous devez respirer.

    La respiration sera un flux continu; aucun passage à vide n'est possible. Même si pendant un seul instant vous oubliez de respirer, vous ne serez plus. C'est pourquoi vous n'êtes pas obligé d'être attentif pour respirer, car ce serait alors difficile. Vous pourriez oublier de respirer pendant un moment et ensuite plus rien ne pourrait être fait. Ainsi, en fait, ce n'est pas vous qui respirez, parce que vous n'êtes pas requis. Vous dormez à poings fermés et la respiration continue d'elle-même; vous êtes inconscient et la respiration continue; vous êtes dans un coma profond et la respiration continue. Vous n'êtes pas nécessaire; la respiration est quelque chose qui continue malgré vous.

    C'est là l'un des facteurs constants de votre personnalité; c'est le premier point. C'est un phénomène très essentiel et fondamental pour la vie; c'est le deuxième point.

    Vous ne pouvez pas être vivant sans respirer. Ainsi, le souffle et la vie sont devenus synonymes. La respiration est le mécanisme de la vie et la vie est profondément en synchronicité avec la respiration. C'est pourquoi en Inde nous l'appelons prana. Nous avons donné le même mot pour les deux; prana signifie vitalité, le fait d'être vivant. Votre vie est votre respiration.

    Troisièmement, votre respiration est un pont entre vous et votre corps.

    La respiration crée constamment un pont entre vous et votre corps, vous connectant, vous reliant à votre corps. Non seulement le souffle est un pont entre vous et votre corps, c'est aussi un pont entre vous et l'univers.

    Le corps est simplement l'univers qui est venu à vous, qui s'est rapproché de vous.

    Votre corps fait partie de l'univers. Tout dans le corps fait partie de l'univers, chaque particule, chaque cellule. C'est la proximité la plus intime avec l'univers. La respiration en est le pont. Si le pont est brisé, vous n'êtes plus dans le corps. Si le pont est détruit, vous n'êtes plus dans l'univers. Vous vous déplacez alors dans quelque dimension inconnue; l'on ne peut alors plus vous trouver dans l'espace et le temps. Ainsi, le troisième point est que la respiration est aussi le pont entre vous, l'espace et le temps.

    Ainsi, la respiration prend alors tout son sens... c'est la chose la plus significative. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous vous retrouverez soudain dans le moment présent. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous parviendrez à la source de vie. Si vous pouvez faire quelque chose avec le souffle, vous pouvez transcender le temps et l'espace. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous serez dans le monde et aussi au-delà du monde.

    La respiration a deux aspects. L'un se situe là où elle rencontre le corps et l'univers et l'autre se situe là où elle rencontre vous et ce qui transcende l'univers.

    Nous connaissons seulement une partie de la respiration. Lorsqu'elle se déplace dans l'univers, dans le corps, nous la connaissons. Mais elle se meut toujours du corps au 'non corps', du ' non corps' au corps. Nous ne connaissons pas son autre partie. Si vous prenez conscience de l'autre part, l'autre partie du pont, l'autre pôle du pont, vous serez soudain transformé, transporté dans une dimension différente.

    Nul besoin de pratiquer un style particulier de respiration, une méthode particulière ou un rythme spécifique de respiration, non ! L'on doit prendre la respiration comme elle est, il suffit simplement de prendre conscience de certains aspects de la respiration.

    Certains aspects existent, mais nous n'en sommes pas conscients. Nous avons respiré continuellement et nous continuerons à respirer, nous sommes nés en respirant et nous mourrons en respirant, mais nous ne sommes pas conscients de certains points et c'est étrange. L'homme cherche, explore l'espace profond, l'homme va sur la lune; il essaie d'aller plus loin, de la Terre dans l'espace et il n'a pas encore découvert la dimension la plus proche de sa propre vie.

    Il y a certains instants dans la respiration que vous n'avez jamais observés et ces instants sont des portes; les portes les plus proches de vous, par lesquelles vous pouvez entrer dans un monde différent, dans un être différent, dans une conscience différente."

    Osho, The Book of Secrets, Talk #3, http://www.osho.com/fr

    Rappel : Qui est osho ?

    Osho est un mystique contemporain dont la vie et les enseignements ont influencé des millions de gens de tous âges et de toutes provenances. Le Sunday Times de Londres l'a décrit comme l'un des "1000 créateurs du 20ème siècle" et le Sunday Mid-Day (Inde) comme l'une des dix personnalités - avec Gandhi, Nehru et Bouddha - qui ont changé le destin de l'Inde.

    Né le 11 décembre 1931, à Kuchwada au Madhya Pradesh (Inde), il atteint l'illumination le 21 mars 1963, et quitte son corps  le 19 janvier 1990.

    ET EN PRATIQUE : Exercice respiratoire par le nez

    Il se compose de quatre séries de cinq respirations (soit vingt au total). Chaque respiration comporte une inspiration et une expiration.

    Vous pratiquez sur le rythme de quatre respirations plus une : quatre respirations normales suivies d’une respiration plus ample. Ceci est répété quatre fois. Ce qui fait un total de vingt respirations. Vous pouvez vous aider des cinq doigts de la main pour compter les respirations. Vous faites cela quatre fois de suite, ou deux fois chacune des mains. Les petits enfants peuvent compter ainsi. Les vingt respirations se font donc sans interruption.

    Les quatre respirations normales permettent de bien apprendre à connecter le souffle en un cercle parfait. Le but de la cinquième respiration est de mettre l’accent sur l’amplitude.

    La respiration se fait, à l’inspiration comme à l’expiration, par le nez.

    Vous devez connecter la respiration, c’est-à-dire unir l’inspir à l’expir et l’expir à l’inspir.

    Vous devez localiser la respiration dans le haut de la poitrine. Pour vous y aider, vous pouvez placer délicatement une main au niveau du thymus, et "respirer dans votre main".

    Le bon rythme consiste à ne pas pousser ni retenir le souffle. Votre respiration doit être libre : n’essayez pas de la contrôler. Votre rythme respiratoire doit être sans heurt, il doit couler de lui-même. Lorsque vous respirez correctement, vous pouvez sentir que vous respirez l’énergie autant que l’air.

    Certaines personnes peuvent ressentir quelques manifestations physiques, par exemple avoir la tête qui tourne, ou des sensations de picotements dans les mains, etc. Si c’est votre cas, comprenez qu’il est normal pour des personnes ayant de mauvaises habitudes respiratoires de ressentir des sensations inhabituelles en respirant correctement. Si vous faites ces Vingt Respirations Connectées tous les jours, vous remarquerez que les sensations physiques peuvent être différentes chaque fois. Cela signifie que vous apprenez quelque chose dont vous tirez profit. La respiration est totalement sans danger, mais pas le mental. Aussi, le mieux est-il de pratiquer progressivement, en douceur.

    Et d'autres exercices sur le site de l'Institut Français Respiration Consciente http://www.respirationconsciente.org/respirationco-15.html : LES VINGT RESPIRATIONS CONNECTEES

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire