• Voici, pour commencer, le lien pour accéder directement à son site de cette nonne bouddhiste népalaise qui construit une œuvre humanitaire et enchante nos oreilles de sa voie : ANI CHOYING DROLMA.

    Ani choying Drolma : MERCI

    Faisons connaissance

     

    Ani signifie nonne, c'est un préfixe honorifique : Choying Drolma s'est engagée dans les ordres du bouddhisme tibétain à l'âge de 13  ans.

     

    Née à Katmandou dans une famille de Tibétains en exil, Ani Chöying Drolma a, pendant plusieurs années de monastère comme maître permanent de chant, ancien élève de la femme de Tulku Urgyen Rinpoché,  qui lui enseigne la musique qui lui permet de financer son projet humanitaire à commencer par son école pour nonnes, Arya Tara School, projet béni lors d'un entretien avec le Dalaï Lama le 21 mars 2001. (source wikipedia)

     

    "En effet, Au Tibet et au Népal, l'accès à l'éducation est particulièrement difficile pour les jeunes filles. C'est pourquoi, Ani Choying Drolma a ouvert l'école Arya Tara qui permet à de jeunes novices d'avoir accès à l'éducation. Son école accueille en priorité les jeunes filles les plus défavorisées victimes de violences, exploitées par leurs familles" (source http://bouddhisme-au-feminin.blogspot.fr)

    En 1994, le guitariste Steve Tibbetts visite le monastère et enregistre avec Ani Chöying Drolma deux albums  Intitulés Chö et Selwa, ils obtiennent l'acclamation des critiques.

    Choying Drolma peut ainsi communiquer au monde les chants bouddhistes tibétain, célébrant la paix, la joie, la félicité.

     Et si vous êtes aussi émerveillée que moi, voici une autre vidéo :

    Je vous souhaite la paix

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  • Hier, j'ai eu un accident de voiture. Au delà de la contrariété que cela a provoqué, ne croyant pas aux hasard, je considère que cet accident a du sens. mais lequel ?

    Si vous avez été confronté à cette question, voici une piste de réponses glanée à partir de l'interprétation des rêves.

    En effet, les rêves, comme les actes manqués révèlent les situations telles que l'inconscient les vit. Ici, la voiture est l'image de notre Moi Intérieur. Or, un accident peut être appréhendé comme un acte manque dès lors que 1) on prend la responsabilité de tout ce qui nous arrive, 2/ on estime que, à la source de tous les accidents, réside la perte de maitrise de son véhicule (même si cette perte de maitrise peut s'expliquer un manque de visibilité ou tant d'autres facteurs externes tels qu'un aute automobiliste)

    "La symbolique de la voiture L’automobile est un moyen de transport comme le vêtement est un moyen de se couvrir. En réalité, depuis son invention, l’automobile (comme l’habillement bien sur) est un moyen de s’affirmer socialement. Encore aujourd’hui, si l’automobile s’est banalisée, chaque marque cultive ses origines et se différencie des autres par des messages publicitaires forts couteux qui montrent ici la sécurité qu’un père souhaite apporter à sa famille, là le tempérament d’un jeune cadre dynamique, ou encore la sobriété recherchée par une élite discrète, la possibilité d’évasion offerte aux aventuriers...

    La façon dont on conduit est un autre révélateur de personnalité. Un volant entre les mains, l’Homme se dévoile soudain, peut-être en raison de la sécurité que lui apporte cet intérieur feutré, profondément personnel, presque intime. On se livre autant, confortablement assis devant son tableau de bord, qu’allongé dans le bureau d’un analyste.

    Durant les rêves, l’inconscient utilise donc très logiquement l’automobile pour nous dire qui nous sommes réellement, et plus précisément pour mettre en scène notre conduite intérieure, notre façon de conduire notre vie. Les différentes parties d’une voiture Chaque partie d’une voiture a une symbolique propre.

    Le moteur permet à la voiture d’avancer, il est sa source d’énergie. Connaître une panne de moteur, ne plus pouvoir démarrer, c’est être à l’arrêt dans sa vie intérieure, un signe plutôt défavorable.

    Les roues assurent le contact avec le sol, le lien entre la voiture et son environnement. Sans roue, une voiture est immobilisée, elle n’a plus sa place sur la route. Des roues crevées renvoient à la même absence de lien avec son entourage. Des liens familiaux, professionnels ou sociaux distendus sont montrés par des pneus dégonflés ou crevés.

    Les freins sont des gardes-fous. Ils assurent le ralentissement du véhicule et son arrêt en cas de danger. Sans frein, on fonce accroché au volant en attendant une catastrophe inévitable (sauf si l’on parvient à remonter une pente). Sans frein, on se sent totalement dépassé par la vie, incapable de choisir réellement son parcours.

    Le volant et le chauffeur sont les organes de direction. Le chauffeur est la partie dominante de la psyché qui impose sa direction aux autres passagers, les fonctions secondaires.

    Se voir assis à une autre place qu’à celle du conducteur, c’est donc constater qu’une fonction secondaire de notre personnalité a pris le contrôle de notre vie : la recherche d’une réussite sociale et matérielle qui s’accompagne d’un mode de vie déséquilibré, une vie familiale qui impose un rythme effréné, une passion qui empêche de se diriger dans la bonne direction... Les différents scénarios de voiture Se faire voler sa voiture, c’est se faire voler sa liberté de conduire librement sa vie. Dans quel contexte ? Professionnel, familial ? Dans tous les cas, quelqu’un a pris le contrôle de notre véhicule et lui impose une trajectoire que l’on n’a pas choisie.

    Être pris dans des embouteillages souligne l’absence de liberté que l’on a dans nos mouvements, dans le choix des directions qui s’offrent à nous.

    De la même façon, perdre ses clefs nous empêche de conduire notre vie là où bon nous semble. Cette incapacité à avancer dans la vie est souvent liée à une difficulté relationnelle et d’intégration.

    Une marche arrière incontrôlée indique clairement un problème de direction.

    Les voitures en grand nombre qu l’on voit défiler dans un rêve, sur une autoroute notamment, les unes après les autres, sans arrêt, sont une image des secondes qui s’écoulent, des périodes de la vie qui se succèdent sans arrêt, de l’inéluctable fuite du temps.

    (...) D’une façon générale, l’automobile est un moyen pour l’inconscient de mettre en scène des angoisses. Cependant, cette première interprétation peut être approfondie. En effet, bien plus que des angoisses sans contours (comme la peur du temps qui passe), l’inconscient précise souvent les difficultés qui nous empêchent de piloter notre vie avec maîtrise. Si l’on ne parvient pas à contrôler son véhicule, que le moteur se soit emballé, que les freins ne répondent plus, que la direction soit brisée ou parce qu’un inconnu a pris le volant, c’est que l’on ne maîtrise plus sa conduite intérieure. Autrement dit, notre vie s’organise autour de préoccupations très lointaines de nos aspirations profondes. Or ces activités conscientes qui nous empêchent de vivre réellement, en accord avec nous-même, sont certainement également présentes dans le rêve, ou dans les rêves de cette période. " (http://www.signification-reves.fr/Voiture-et-accident-de-voiture)

     Prenez soin de vous !

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  • La famille nous transmet :

    Le prénom, le nom nous incarnent :

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  • Le Maître Peter Deunov était un mystique à la vie simple et belle. Son amour de Dieu était infini.

    Dieu, par essence, est Esprit.
    L'Esprit est l'expression du Dieu Vivant.
    Il a éternellement existé et existera éternellement.
    L'Esprit est le principe de toutes choses.
    Il est écrit : "Le Verbe était au commencement, et toutes choses ont été faites par Lui".
    Le Verbe - c'est la première manifestation de l'Amour dans le monde matériel.
    Quant à l'Amour, c'est le premier fruit de l'Esprit.
    L'Amour est le lever de l'Esprit, comme la Sagesse en est le zénith.

    "Le Verbe était au commencement".
    L'Amour est le cœur du Verbe.
    La Vérité en est la tête.
    Et la tête de la Vérité est l'Esprit de Dieu.
    L'Esprit est 1'origine de l'origine de toutes choses.
    Aussi l'homme doit-il commencer tout d'abord par la Parole.
    Et ce qui nous parle parfois, ce n'est pas encore l'Esprit de Dieu, c'est la Parole.
    L'homme arrivera ensuite à la Vérité.
    Et enfin à l'Esprit de Dieu.

    Celui que ne comprend pas la Parole ne peut pas non plus comprendre la Vérité, et celui qui ne comprend pas ta Vérité ne peut comprendre l'Esprit. Parce que l'Esprit descend dans la Vérité et la Vérité descend dans la Parole. Et cette Parole dit :

    Celui que ne comprend pas la Parole ne peut pas non plus comprendre la Vérité, et celui qui ne comprend pas ta Vérité ne peut comprendre l'Esprit. Parce que l'Esprit descend dans la Vérité et la Vérité descend dans la Parole. Et cette Parole dit :
     
    "L'Esprit est ce qui donne la vie".
    La Vie existe parce que l'Esprit existe. L'Esprit a donné la Vie.
    La vraie vie est uniquement celle qui découle de l'Esprit. Car il y a une vie qui ne découle pas de l'Esprit. La vie qui découle de l'Esprit est en parfaite conformité avec la raison. 
     
    Dans cette vie, rien ne meurt. Et toutes les souffrances, toutes les maladies, toutes les contradictions, toutes les privations en sont complètement exclues. L'Esprit est le fondement éternel, immortel de cette vie précisément. Il renferme en Lui toutes les formes primordiales dans lesquelles la vie se manifeste. Et par "formes primordiales", on entend les formes qui proviennent directement de l'Esprit. Chaque forme de l'Esprit est une page écrite du grand livre de la vie. L'Esprit, dans son essence, est un ; ses manifestations sont en nombre infini. L'unité et la pluralité sont des attributs de Dieu. En tant que manifestation, l'Esprit est pluralité, d'un de ses pôles à l'autre. Et voilà pourquoi je dis :
     
    L'Esprit est Un, les esprits sont en grand nombre. Les esprits, ce sont des souffles nés du Souffle Unique. Dans la pluralité de l'Esprit se manifeste son inépuisable diversité. Et la grandeur de l'Esprit divin se trouve dans cette diversité. L'Esprit renferme en Lui tous les innombrables trésors des mondes visibles et nous révèle ce qu'est Dieu en Lui-même. Dieu s'approche de nous en nous envoyant son Esprit, comme le soleil envoie sa lumière. L'Esprit divin se lève chaque jour, et chaque jour II nous donne ses biens, de bon gré, sans que nous les Lui demandions et sans rien nous demander en retour. Tout ce que nous possédons, c'est à Lui que nous le devons. Et de tous temps, les hommes ont eu, plus ou moins, conscience de ce fait. Ils ont déterminé de différentes manières cette force pleine de raison qui découle de Dieu et se manifeste dans le monde, et ils l'ont appelée des noms les plus divers : substance primordiale, énergie primitive, lois d'attraction et d'affinité etc.
     
    Mais les lois, c'est l'Esprit qui les crée. Les lois vivantes sont en rapport justement avec cette sublime énergie dans le monde, qui, sortant de son état primordial, entre dans la voie de l'évolution, dans le processus de la différenciation pour se manifester dans son infinie variété. Et ce chemin du développement n'est précisément rien d'autre que le mouvement de l'Esprit dans la sage application des lois de la Nature. Il est un. Voilà pourquoi je vous dis :
     
    Le chemin où il n'y a pas de sentiers est le chemin de l'Esprit. Suivez ce chemin.
    L'Esprit est la plus auguste réalité. Du point de vue du monde physique, il est invisible ; mais du point de vue du monde divin, il est aussi objectif que le corps dans le monde physique et que l'âme dans le monde spirituel. Tout ce qui est grand, élevé, puissant dans le monde est dû à l'Esprit. L'Esprit a donné les fruits les plus sublimes.
     
    Ces fruits sont :
    L'amour, la joie, la paix.
    La longanimité, la bonté, la miséricorde.
    La foi, la douceur, le renoncement.
    Ce sont trois sublimes triangles qui fonctionnent dans les trois mondes : divin, angélique et humain. L'amour, la joie, la paix - c'est le triangle divin. L'amour est le père ; la joie, la mère ; la paix est leur enfant.
    Dans le triangle du monde angélique, la longanimité est le père ; la bonté, la mère ; la miséricorde, l'enfant. Lorsque vous posséderez ces qualités dans leur sens profond et mystique, vous serez admis dans la société des saints. Pour que l'homme puisse comprendre ce qu'est l'Esprit, il faut que son âme se réveille. Parce qu'il n'y a que l'âme qui soit en rapport direct avec l'Esprit. Sans l'âme, nous n'aurions pas la moindre idée de l'Esprit. Et l'on pourrait dire que le rapport qui existe entre le grain qui pousse et le soleil, est le même que le rapport de l'âme humaine avec l'Esprit divin. L'âme humaine doit éprouver un saint tressaillement en présence de l'Esprit divin car sa vie et sa croissance dépendent de Lui. L'âme n'est pas arrivée au terme de son développement ; elle passera par des millions de formes encore. Et lorsqu'elle aura achevé son évolution, elle s'unira à l'Esprit, et de ce moment, l'âme et l'esprit n'existeront plus séparément. Et alors la vie éternelle se manifestera.
     
    L'esprit ne peut vivre qu'avec l'âme. Il ne peut vivre avec notre intellect, vu que nos pensées changent sans cesse. Retenez ceci : L'essentiel en l'homme, c'est son esprit. La première manifestation de l'homme est sa manifestation en tant qu'esprit. L'esprit est ce point absolu dans lequel l'homme paraît. L'âme - ce sont les possibilités de l'esprit. L'esprit de l'homme est éternel. Sans interruption, il descend, se manifeste et remonte. Il existe comme un petit centre, comme un germe dans le cosmos. Lorsque l'Esprit divin descend dans l'esprit de l'homme, celui-ci se réveille et se manifeste. L'esprit de l'homme descend et remonte ensuite de nouveau vers Dieu. Dans cet incessant processus de l'involution et de l'évolution, l'esprit humain se meut à la fois dans trois directions. Tout d'abord, il aspire à la vie. Ensuite, au savoir. Et enfin, à la vérité.
     
    C'est l'esprit humain qui apprend tout à l'homme. Il pousse l'âme humaine vers la croissance et le développement. C'est l'âme qui garde tous les trésors de l'esprit humain. Elle porte en elle tout ce que l'esprit humain a acquis de temps immémorial jusqu'à aujourd'hui. L'esprit humain est l'auteur de tout ce que nous avons sur la terre. Toutes les sciences, tous les arts, toutes les religions, toutes les époques et cultures par lesquelles la terre a passé, tout a été créé par l'esprit humain, qui ne s'est cependant pas encore pleinement manifesté. Le corps physique même de l'homme avec toute son organisation a été créé par son esprit. Et lorsqu'un corps se forme dans le sein d'une mère, l'esprit de l'homme ne reste pas inactif ; mais il prend part avec l'esprit de la mère à la formation du corps, parce que toutes les énergies, toutes les forces qui fonctionnent dans le cosmos sont à la portée de l'esprit humain. Il opère librement avec la matière : il peut la condenser, la raréfier, la modeler. C'est ainsi que, par exemple, lorsqu'il veut dominer les vibrations de la lumière, il condense la matière autour de lui. La matière met continuellement l'esprit en demeure de créer de nouvelles formes toujours plus perfectionnées. L'esprit crée les formes, la matière individualise l'esprit.
     
    Et ce que nous appelons la lutte entre la matière, qui par elle-même est sans vie et inerte, et l'esprit, qui est plein de vie, c'est le désir de l'Esprit de la rendre plus plastique et de lui donner la souplesse nécessaire à son œuvre créatrice. L'homme cherche dans la vie le bonheur, la culture, le savoir, la richesse. Mais toutes ces choses ne peuvent lui venir que de l'Esprit. L'Esprit est l'unique dispensateur de tous ces biens. Il porte en Lui tous les dons, tous les talents. C'est en Lui que se trouvent l'intelligence, le génie. L'Esprit, par sa venue, fait naître tout ce qui est grand.
     
    Lorsque vient l'Esprit, il donne une impulsion à tout ce qui s'est amassé dans l'homme pendant des millions d'années. Et ce qui dormait au fond de l'être humain se réveille et se met au travail. Dès que vient l'esprit, l'homme sent comme une expansion de tout son être, son horizon s'éclaircit, les contradictions disparaissent, il voit clairement. Pour que l'Amour divin puisse se manifester en l'homme, il faut absolument que l'Esprit soit en lui. Mais l'Esprit est excessivement délicat. Il est très sensible aux faiblesses des hommes et II a la propriété distinctive de n'entrer qu'en ceux qui sont dans la voie. Il ne frappe pas fort. Il frappera très doucement à la porte de votre cœur et si vous lui ouvrez, II changera immédiatement, et de fond en comble, toute votre vie, et II vous dira comment vous devez vivre, ce que vous devez faire et que vous devez tout faire consciemment. 
     
    L'Esprit divin ne vient travailler en nous que lorsque notre cœur et notre intelligence agissent en toute droiture. Il agit d'abord par intuition, mais dès que nous arrivons à un état plus avancé. II parle haut, clairement et de manière concise. Les manifestations deviennent de plus en plus claires et concrètes. Et quand l'Esprit pénètre dans l'homme, II se manifeste infailliblement. Il n'y a pas de force au monde qui puisse l'en empêcher. Mais sans la pureté, l'esprit de l'homme ne peut se montrer dans toute sa force. Sans pureté, l'homme ne peut garder le trésor qu'il a gagné dans sa jeunesse. 
     
    Ecoute ton esprit ! Et rappelle-toi qu'il est l'auguste auteur de tout ce qui est sur la terre. La science devant laquelle les gens sont parfois en adoration, est une création de l'esprit humain. Mais l'esprit humain lui-même est au-dessus de toutes les sciences. Ne te prosterne donc pas devant les créations de l'esprit humain ; ne te prosterne pas devant ce que tu as créé. Honore ton esprit comme le sublime créateur, comme le grand interprétateur et l'exécuteur de la volonté de Dieu. Parce que l'esprit humain accomplit toujours la volonté de Dieu. Il fait ce qu'il a appris de Dieu.
     
    Voulez-vous suivre le chemin de la Vérité ? Donnez pleine liberté à l'Esprit en vous ; laissez-vous guider, diriger par Lui. Et qu'il soit au dedans ou au dehors, l'esprit suit et observe tout ce que vous faites. En ce moment, l'Esprit mène l'humanité par de nouvelles voies. Tout le système solaire est entré dans une nouvelle région de l'Esprit. Plus tard, les savants prouveront que la terre est aussi entrée dans une nouvelle relation avec le soleil. Nous entrons en contact avec une matière vierge, et ceux qui sont prêts recevront l'élixir de vie qu'elle renferme et ressusciteront. Les autres attendront jusqu'à ce qu'ils puissent être emportés par une nouvelle vague de vie.
     
    Prépare-toi à la venue de l'Esprit.
    Et n'oublie pas que lorsque vient l'Esprit, la porte de ton cœur s'ouvre.
    Quand l'Esprit entre, la porte de ton cœur se ferme.
    N'ouvre pas la porte avant que l'Esprit ne soit venu.
    Ne ferme pas la porte avant que l'Esprit ne soit entré.

    Travaille là où travaille l'Esprit.
     
    http://peterdeunov.org/
     
    Peter Deunov disait :
    « La prière est le langage divin par lequel l’homme converse avec Dieu, lui ouvre son âme et lui exprime son amour. »

    Il a transmis notamment les magnifiques prières suivantes :

    Il disait : « La prière est le langage divin par lequel l’homme converse avec Dieu, lui ouvre son âme et lui exprime son amour. »

    Il a transmit de magnifiques prières toutes emplies de la pureté et de l’intensité de sa vie intérieure. En voici quelques unes…

    Prière du haut-idéal

    «Ayons le cœur pur comme le cristal,
    L’intellect lumineux comme le soleil,
    L’âme vaste comme l’univers,
    L’esprit puissant comme Dieu et uni à Dieu.»

    Prière pour trouver le chemin de son épanouissement

    «Je désire, Seigneur, avec la force de ton amour, que croissent en moi les vertus que tu as déposées en mon âme dès le commencement.
    Je vais réunir toutes mes forces pour que ta volonté s’accomplisse.»

    Prière pour trouver la force intérieure

    « Seigneur apprends-moi à être mobile comme l’eau, patient comme le vent, rapide comme la lumière et solide comme le roc. »

     

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  • Bon Jour.

    Vous connaissez probablement Leonard de vinci et son  fameux schéma représentatif de l'Homme :

    L'homme conscient

    Le rabbin Rav Benchetrit évoque ce qu'est l'homme conscient et je n'ai pas pu m’empêcher de penser à cette image de Leonard de Vinci.

    Je vous laisse vous faire votre idée.

    Pour en connaitre davantage : http://www.ravbenchetrit.com/9-cours-videos-gratuits

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  • Dans le bouddhisme on parle de salut par la connaissance. Cette connaissance compréhension, prajna, est le fruit de la méditation. Quand on pratique le regard profond dirigé vers le coeur de la réalité. On pratique la résurrection à chaque instant. . .

    Le seul moment où l’on est vivant,
    où l’on peut toucher la vie,
    C’est le moment présent ,
    l’ici et maintenant. . .

    La pleine conscience est l’énergie du Bouddha. Il faut s’entraîner par la pratique de la respiration consciente pour faire naître l’énergie de la pleine conscience et la maintenir vivante. Cette énergie-là nous éclaire, nous permet d’être concentré et d’être vraiment là ; elle nous permet aussi de regarder profondément dans le coeur des choses. Et de ce regard profond naît la vision profonde ; la pleine conscience amène la compréhension, l’amour et aussi la libération de la douleur.

    La graine de la pleine conscience est le bébé Bouddha qui est en nous. Et il faut lui donner tout notre amour car cette précieuse graine peut être enfouie très profondément sous plusieurs couches de souffrance et de douleur.
    Dans la pratique, nous commençons par rechercher, par identifier et par toucher cette graine de la pleine conscience que tout le monde possède. Nous avons cette graine en nous. Quand nous buvons de l’eau, si nous sommes présent au fait que nous sommes en train de boire de l’eau, l’énergie de la pleine conscience est là.

    La pleine conscience est l’énergie
    qui nous permet d’être conscient
    de ce qui se passe dans le moment présent.

    Il n’y a que de la tendresse . Si vous inspirez et que vous savez que vous inspirez, alors la pleine conscience est là, la pleine conscience de Satipattana, ou Sutra de la respiration. Quand nous sommes en colère et que nous savons que nous sommes en colère, la pleine conscience est là. La colère est une énergie ; la pleine conscience en est une autre. Et cette deuxième sorte d’énergie va se manifester pour prendre soin de notre colère comme une maman va prendre soin de son petit enfant. Il n’y a pas de combat contre la colère.

    La pratique de la méditation
    c’est être conscient de la douleur.

    Donc chaque fois que vous avez une énergie négative comme la jalousie, le désespoir ou la peur, alors la pleine conscience doit se manifester pour prendre bien soin de cette énergie négative. Si vous ne voulez pas que cette énergie vous détruise, touchez la graine de la pleine conscience et invitez-la à s’épanouir ; embrassez tendrement votre douleur. Quand une maman entend son bébé crier, elle pose ce qu’elle est en train de faire, elle entre dans la chambre et prend le bébé. Une maman sait ce qu’est l’énergie de la pleine conscience ; dès le moment où l’enfant est dans ses bras, cette énergie de sagesse commence déjà à pénétrer son corps. La maman ne sait pas encore ce qui ne va pas avec le bébé, mais par sa présence, il obtient déjà un soulagement. Ensuite la maman naturellement pratique le regard profond et il lui faut seulement deux ou trois minutes pour se rendre compte de ce qui ne va pas avec le bébé : peut-être que ce sont les couches, peut-être que le bébé a une petite fièvre, peut-être qu’il a faim. . . Alors la compréhension vient et la maman peut transformer la situation...
    C’est la même chose avec la méditation. Quand nous avons une douleur en nous, la première chose est de générer l’énergie de la pleine conscience pour embrasser et prendre soin de cette douleur, pour générer de l’amour, de la tendresse et de la compassion.
    Si vous regardez profondément dans la nature de votre colère, vous découvrirez sa vraie nature. Cette découverte et cette compréhension vous libéreront de votre douleur. Et il faut prendre l’habitude de pratiquer cela, non seulement avec la colère, mais aussi avec les autres émotions comme le désespoir, la peur...
    On a peur de la vie, on a peur surtout de la mort.
    Le Bouddha nous a recommandé de méditer comme ceci en ce qui concerne la peur.

    « J’inspire, je sais que je vais mourir ;
    j’expire, je sais que personne ne peut échapper à cette nature,
    je sais que personne ne peut échapper à la mort. »

    Le Bouddha nous a enseigné cela parce qu’il sait bien que cette graine de la peur est enfouie très profondément en nous et que nous ne voulons pas qu’elle se manifeste parce que ça fait mal.

    On a peur de la peur.

    Nous cherchons donc à la rejeter. Nous cherchons à refouler la peur en invitant d’autres émotions pour occuper l’espace afin que cette énergie de peur ne puisse pas émerger. On allume la télé, pourquoi ? On lit des romans, pourquoi ? On parle au téléphone, pourquoi ? Souvent seulement pour empêcher la douleur de se manifester.
    C’est une politique de refoulement et de répression. nous pratiquons un embargo sur les graines négatives qui sont en nous, et créons ainsi une situation de mauvaise circulation d’énergie. Par exemple, nous savons que parfois le sang ne circule pas bien dans notre corps et que cela nous crée des douleurs comme les maux de têtes ; nous faisons alors des massages pour accélérer la circulation ou prenons des remèdes qui nous soulagent. La même chose est vraie en ce qui concerne nos peurs. Si on pratique une politique de répression, de refoulement, alors on crée une situation de mauvaise circulation des formations mentales telles que la peur, la colère, le désespoir ou la souffrance ; et quand ces choses ne circulent pas bien dans notre âme, dans notre conscience, alors émergent les signes de troubles nerveux ou de stress profond et une dépression risque de commencer...

    Il ne faut pas pratiquer une politique d’embargo.
    Il faut ouvrir la porte pour que nos souffrances puissent se manifester.

    Mais nous avons peur de la souffrance. Nous ne devons pas en avoir peur car nous possédons cette énergie de la pleine conscience qui peut prendre soin de notre douleur comme d’un petit enfant. Chaque fois que la douleur se manifeste il faut lui souhaiter la bienvenue ; nous sommes vraiment là pour elle, nous devons l’embrasser,

    « Chéri, je suis là pour toi. . .»

    L’énergie de la pleine conscience est là pour embrasser la souffrance. La porte va s’ouvrir et les formations mentales pourront alors circuler librement ; si vous pratiquez cela pendant quelques semaines vous aurez alors une situation de bonne circulation de votre psyché. C’est pourquoi le Bouddha nous a enseigné d’inviter la colère.

    Il n’y a pas de combat entre le bien et le mal,
    il y a seulement besoin d’un peu d’amour pour découvrir cet état.
    Il faut apprendre l’art de transformer le compost en fleur.

    Dans la méditation nous devons observer et agir dans la non-dualité. Les déchets, les ordures du mental peuvent toujours être transformés en leurs de compassion, d’amour et de paix. Notre conscience est quelque chose de vivant, de nature organique. Il y a toujours les déchets comme il y a toujours les fleurs en nous. Le jardinier qui pratique l’art de la culture biologique tâche de conserver les déchets parce qu’il peut les transformer en compost et le compost en fleur. Ce jardinier qui regarde un tas d’ordures voit déjà les légumes et les fleurs. Donc on ne jette rien et un peu de pratique et de temps suffisent pour transformer le tas d’ordures en compost. . .

    Dans le compost on peut voir des fleurs.
    Donc conservez vos énergies négatives, conservez votre souffrance,
    vous allez en avoir besoin.

    Regardez une fleur ; la fleur est belle, elle est parfumée, le fleur est saine. Si vous la regardez profondément vous pouvez déjà voir les ordures et le compost qui sont en elle. . . Nous pouvons dès maintenant voir des fleurs dans nos colères, nos ordures et nos déchets. . . La même chose est vraie avec nos formations mentales : il y a des fleurs comme la foi, l’aspiration, la compréhension ou l’amour, mais il y a aussi des déchets comme la peur, le doute ou la douleur. C’est le principe de non-dualité qui est en nous.
    Si une personne n’a pas souffert, cette personne-là ne peut jamais connaÎtre le bonheur. Si une personne ne sait pas ce qu’est la faim, elle ne peut jamais connaÎtre la joie de manger chaque jour.

    La souffrance est une condition de compréhension de notre bonheur.
    Il faut donc savoir apprendre de la souffrance,
    il faut savoir se servir de la souffrance pour toucher l’énergie
    de la compassion, de l’amour, de la compréhension.

    La méditation est la pratique de la non-violence, de la non-dualité. Si je sais que l’amour c’est moi et que la douleur c’est aussi moi, que la compréhension c’est moi et que la souffrance aussi, alors je vais en prendre soin. Je ne vais pas supprimer ma souffrance parce que je sais que je peux la transformer en fleur... La fleur existe parce que la souffrance est là.

    Ceci existe parce que cela est...

    Le Bouddha a dit. « Ceci étant, cela est. . . » Donc il n’y aura pas de combat ni de violence contre un élément de notre être. Il faut seulement prendre soin de nous-mêmes, transformer notre souffrance et avoir une attitude non violente vis-à-vis de notre douleur, de nous-mêmes et de notre corps. Nous devons faire cela, non seulement avec nos formations mentales mais aussi pratiquer exactement de la même façon envers notre corps

    « J’inspire, je suis conscient de mes yeux,
    j’expire, je souris à mes yeux. . . »

    Et nos yeux deviennent l’objet de notre pleine conscience. Quand nous pratiquons ainsi nous commençons à faire la paix avec nous-même parce que nous commençons à comprendre la nature de nos yeux.

    Le paradis des formes et des couleurs nous est offert

    Si nous continuons à pratiquer ainsi pendant quelques minutes, nous découvrirons que nos yeux sont une des conditions de base pour notre bonheur... C’est une chose merveilleuse. Nous n’avons qu’à ouvrir les yeux pour voir le ciel bleu, les nuages blancs, les fleurs de cerisiers, le coucher du soleil, le visage de notre enfant. . . Avec des yeux en bon état, le paradis des formes et des couleurs nous est offert. Il y a des gens qui ont perdu la vue et pour eux la retrouver serait un paradis ; et nous qui avons des yeux, nous oublions cela. Vos yeux sont déjà une des conditions de base de votre bonheur. Et la pleine conscience suffit à toucher une de ces conditions-là. Nous pouvons pratiquer cela avec chaque partie de notre corps.

    La pleine conscience, c’est la lumière du Bouddha

    Si nous continuons, nous verrons que notre corps est aussi une des conditions de base de notre bien-être. Notre corps fonctionne normalement pour notre bien-être, il travaille nuit et jour pour nous préserver vivant et nous, pendant ce temps-Ià, nous avons le temps de dormir, de méditer, etc. D’instant en instant notre coeur irrigue toutes les cellules de notre corps, sans relâche. Et pourtant nous n’avons pas beaucoup d’attention ni de gestes amicaux envers lui ; il faut retourner vers notre corps. En méditant comme cela nous aurons de la sagesse, de la compréhension et de la compassion envers nous-même. Et cette sagesse nous dictera la conduite, la manière juste de diriger notre vie quotidienne.
    Le Bouddha nous a conseillé de pratiquer le toucher profond envers chaque partie de notre corps. Nous pouvons balayer graduellement tout notre corps avec l’énergie de la pleine conscience. Et le rayon n’est pas X, c’est la pleine conscience, c’est là lumière du Bouddha. Il faut balayer notre corps tout entier, profondément, pour pouvoir le réveiller et faire la paix ; pour nous réconcilier avec lui. . .

    Dans le bouddhisme on pratique les cinq, les dix ou les deux cent-cinquante préceptes parce qu’ainsi nous pratiquons le regard profond. Et les préceptes nous protègent de notre souffrance. Si vous pensez que les préceptes limitent votre liberté, vous avez tort : ils garantissent votre liberté. Quand nous touchons notre corps avec la pleine conscience nous commençons à l’entendre, et le message qui nous est envoyé est très important, mais parce que nous ne sommes pas là, le message n’arrive pas. Il faut être là et le toucher profond peut nous révéler la situation exacte de notre corps ; si nous recevons ce message nous cesserons toute conduite malsaine. . .

    Sans la pleine conscience, nous vivons comme des morts

    Nous sommes tous des rois et des reines et notre territoire est extrêmement vaste ; nous régnons sur le domaine des cinq éléments. Et c’est la pleine conscience de notre douleur qui peut nous aider à surveiller notre territoire pour voir ce qui arrive, pour reconnaÎtre les graines du conflit, les graines de la souffrance et de la dualité... Et c’est seulement avec une vue aussi vaste de notre territoire que nous ferons ce qu’il faut afin de rester roi et reine de ce domaine de la forme, des sensations, des perceptions, des formations mentales et de la conscience. Chaque fois que la pleine conscience naît, nous naissons encore une fois dans la Terre de Bouddha, dans le royaume de Bouddha. Nous redevenons vivant parce que nous touchons le moment présent.

    Pratiquer la pleine conscience c’est ramener corps et esprit
    vers le moment présent et chaque fois que l’on pratique cela
    on redevient vivant.

    Si on jette un regard autour de nous on peut voir les gens qui vivent comme des morts. J’utilise une phrase d’Albert Camus. « II vit comme un mort. » Il y a des milliers de gens qui circulent autour de nous, transportant leur propre cadavre.
    Nous n’avons pas besoin de beaucoup de temps. Une fraction de seconde suffit pour revenir à la vie, parce qu’être vivant c’est être là, dans le moment présent, dans l’ici et le maintenant ; et cela est possible avec une seule respiration consciente.
    Respire, tu es vivant...
    Avec la méditation, on pratique la résurrection à chaque instant. C’est la pratique de vivre au quotidien. Il ne faut pas se perdre dans le passé ni dans le futur. Le seul moment où l’on est vivant, ou l’on peut toucher la vie, c’est le moment présent, l’ici et maintenant.
    Quand nous pratiquons la méditation marchée, chaque pas nous ramène au moment présent. Quand on marche sans la pleine conscience on sacrifie le présent pour une destination... quelque part... On ne vit pas ; on vit comme un mort. Quand on parle de destination on pourrait se demander quelle est notre destination finale ? Peut-être le cimetière ! Pourquoi on se hâte toujours pour rien ? La vie n’est pas là, la vie n’est pas dans cette direction... La vie est juste dans chaque pas. Il faut marcher de telle sorte que la vie soit possible à chaque pas. Et c’est ce que nous devons pratiquer à chaque instant. Marcher comme une personne libre, de telle sorte que le royaume de Dieu soit possible dans l’ici et le maintenant. Marcher de telle sorte que la paix, la joie soient possibles ici, que la terre pure soit disponible sous nos pieds.

    Arrêtez d’attendre pour pouvoir vivre...

    Ce que l’on arrête en premier c’est l’attente ; quand nous contemplons la pleine lune, si nous pensons, alors la pleine lune n’est pas vraiment là, et nous ne sommes pas là non plus. L’attente nous empêche de vivre chaque moment de notre vie quotidienne d’une manière profonde. Quand on regarde la lune, on regarde seulement la lune, c’est la méditation. L’attente nous empêche de toucher la vie profondément : « Je pense donc je ne suis pas vraiment là... »
    La méditation nous aide à toucher la non-peur
    Et le plus grand soulagement obtenu, c’est quand vous pouvez toucher le nirvana, quand la non-peur est devenue quelque chose de la vie de chaque jour. Nous avons une grande peur en nous ; nous avons peur de tout, nous avons peur de notre mort, de notre solitude, nous avons peur d’être abandonnés, nous avons peur du changement. . . Et c’est seulement grâce à la non-peur que nous pourrons expérimenter le soulagement total, le nirvana total.

    Nirvana, qu’est-ce que c’est ?
    Nirvana, c’est la fondation de notre être...

    C’est la base de l’être comme l’eau est la base des vagues. Nous sommes les vagues. . . Au début nous croyons que nous avons un commencement et une fin, une naissance et une mort et nous pouvons penser, nous pouvons croire qu’avant notre naissance nous n’étions pas là ; qu’avant la naissance est le non-être, qu’après la naissance est l’être, et qu’après la mort nous redevenons non-être. Regardons ensemble dans cette direction, regardons profondément la vague qui descend et qui monte. La vague vit sa vie de vague mais elle peut vivre la vie de l’eau en même temps. Si la vague se penche vers son fondement et touche sa substance qui est l’eau alors survient la non-peur : le nirvana total.

    Naissance et mort ne peuvent pas toucher le bodhisattva...

    Nous vivons avec des concepts tels que naissance, mort, être, non-être, unité, pluralité mais nous n’avons eu ni la chance ni l’occasion de toucher la fondation de notre être qu’est nirvana. On peut traduire nirvana par extinction. Mais extinction de quoi ? Extinction, cela veut dire tout d’abord extinction de toutes les naissances, y compris celle du nirvana, du moi, de l’être, ou du non-être. . . La mort et la naissance ne peuvent pas toucher la vague une fois que celle-ci est redevenue de l’eau. Les concepts, les notions telles que naissance, mort, être, non-être ne peuvent pas toucher l’eau. L’eau ne peut pas être décrite et ses qualités ne sont pas exprimables. . .
    Donc quand nous parlons de naissance et de mort, d’être et de non-être, nous parlons en terme de phénomènes. Dans le bouddhisme on appelle cela la dimension historique. Quand nous parlons des vagues nous sommes dans la dimension historique, mais quand nous parlons de l’eau nous sommes dans la dimension ultime. Et dans la dimension ultime nous ne pouvons parler de naissance et de mort, d’être et de non-être.
    Quand je touche du papier profondément, je touche un nuage
    Si nous regardons profondément dans la nature du papier, que voyons-nous ? Nous pouvons d’abord voir un nuage. Parce que sans nuage il n’y aurait pas de pluie et les arbres ne pourraient pas pousser. Donc quand je touche du papier profondément, je touche un nuage. Et quoi encore ? Il y a du soleil, parce que sans soleil les arbres ne peuvent pas pousser, et il y a aussi la terre. . . Si nous continuons à pratiquer le regard profond dirigé vers la feuille de papier, nous pouvons voir le cosmos entier.
    Alors nous pouvons nous demander quelle est la nature de cette feuille de papier ? Est-ce qu’avant de naÎtre la feuille de papier était le non-être ou est-ce que la feuille de papier est de la nature du nuage ? Dans le bouddhisme on enseigne que cette feuille de papier est libre de la naissance et libre de la mort. Avant d’être feuille de papier elle avait une autre forme comme nuage, comme soleil, comme terre, comme arbre. . . La feuille de papier est seulement une forme constituée des cinq éléments.
    Nous aussi avant de naÎtre avions déjà une forme, une autre forme. Le moment où la feuille de papier est née n’est pas vraiment le moment de la naissance. C’est juste un moment de continuité. Quand le papier meurt, il ne redevient pas le rien ; le papier devient quelque chose d’autre comme un nuage, comme la pluie... La pluie est la continuité du nuage. . .

    « Rien ne se perd, rien ne se crée...»

    Lavoisier n’était pas bouddhiste mais il a pratiqué le regard profond dirigé vers la nature des choses. Il a découvert la même chose : il n’y a pas de vraie naissance, il n’y a pas de vraie mort. Sans naissance, il n’y a pas de mort, il n’y a que transformation et continuité. C’est ce qu’on trouve dans le Sutra du Coeur, l’essence de la Prajnaparamita.
    Nous avons tous peur de mourir. Mais est-ce que le papier peut mourir ? Prenons des allumettes et regardons avec toute notre pleine conscience pour voir si nous pouvons réduire le papier au néant, au non-être. Est-ce que vous avez vu la fumée ? La feuille de papier est devenue une partie d’un nuage. Peut-être qu’une prochaine rencontre avec la feuille de papier aura lieu sous la forme de pluie ou d’eau ? Donc : au revoir et à bientôt ! Une partie du papier est devenue une énergie de chaleur, elle a déjà pénétré le cosmos et chacun d’entre nous. Et les cendres, un moine les déposera dans un parc et peut-être que dans quelques mois elles se transformeront en petites fleurs. . . Donc le morceau de papier est déjà en voyage. Et ce n’est pas facile de pouvoir suivre quelque chose comme les allées et venues d’une feuille de papier. La même chose est vraie avec nous.

    Notre vraie nature est non-naissance et non-mort

    Quand un maÎtre Zen vous demande :

    « Quel était votre visage avant que votre grand-mère soit née ? »

    c’est une invitation vers un voyage très profond à la découverte de votre vraie nature. Notre vraie nature est la non naissance et la non-mort. Nous sommes libres, nous ne sommes pas pris dans la naissance et dans la mort car naissance et mort ne sont que des notions que nous utilisons pour emprisonner la réalité.
    Le Bouddha a déclaré ceci : « II n’y a pas de monde, pas de naissance, pas de mort, pas d’être, pas de non-être, pas de haut ni de bas... » Si ce monde-là n’est pas là comment les mondes de la naissance et de la mort, de l’être et du non-être, peuvent-ils être quelque chose de réel ?II a parlé de la dimension ultime, il a parlé de l’eau mais en a juste dit quelques mots car en ce qui concerne l’ultime nous ne pouvons pas utiliser des concepts ou des mots. Nirvana ne peut pas être décrit avec des concepts et des mots comme être ou non-être. Quand on parle de Dieu, de la mort de Dieu, cela revient à dire qu’il faut que la notion de Dieu soit morte pour que Dieu touche la vie. La même chose est vraie avec le nirvana. Les théologiens érudits qui ne se servent que de notions, de concepts et de mots et non de l’expérience directe ne sont pas très utiles. Il faut tuer la notion de Bouddha pour que le vrai Bouddha puisse se révéler. Le nirvana est à toucher, à vivre et non pas à décrire. Les notions, les concepts déforment la réalité de l’ultime. . . Le Bouddha est une chose, la notion de Bouddha en est une autre. Un maÎtre Zen a dit ceci : « Si vous rencontrez le Bouddha sur votre route, vous devez le tuer... »
    La même chose est vraie en ce qui concerne les concepts de naissance et de mort...

    La peur naÎt de notre ignorance...

    La peur naÎt de notre ignorance, de nos concepts concernant la vie et la mort. Si nous pouvons nous débarrasser de tous ces concepts en touchant la réalité en soi, alors la non-peur sera là, le grand soulagement et le grand amour seront chose possible. Il faut transcender la naissance et la mort, il faut se débarrasser de ces notions parce qu’elles sont un obstacle à la réalité. . . Ces notions ne peuvent pas être appliquées au monde non-né, au monde non-mort.

    Le nirvana n’est pas quelque chose que nous devons rechercher
    parce que nous sommes déjà le nirvana...

    Comme la vague est déjà l’eau. La vague n’a pas à rechercher l’eau parce que l’eau est la substance même de la vague. Il nous faut vivre profondément puis toucher le nirvana, le monde de la non-naissance, de la non-mort, le monde de la non-dualité. . . et toute notre peur sera embrassée par cette connaissance directe de notre vraie nature. . .
    Etre ou ne pas être, là n’est pas vraiment la question...
    La vraie question est d’avoir assez de concentration, assez de pleine conscience pour pouvoir trouver la base de l’être, le nirvana. Et c’est pourquoi nous devons faire en sorte que la pratique de la méditation, de la pleine conscience soit la chose de la vie quotidienne. Quand nous mangeons, quand nous buvons, quand nous marchons, nous pouvons toujours pratiquer le calme, la concentration, le regard profond et un jour nous pouvons toucher la réalité ultime de l’être. la vie est une éternité...
    Méditer c’est générer l’énergie de la pleine conscience pour que la vie soit là comme une éternité et il faut vivre ces moments dans la vie quotidienne. Il faut s’entraÎner un petit peu pour que la méditation devienne la vie quotidienne. On inspire, on expire, on pratique la paix, et on revient chez soi, dans sa vraie demeure, dans l’ici et le maintenant ; on revient au moment présent pour toucher la Terre, toucher notre territoire. . .

    Si tout le monde pratiquait cela
    alors le monde deviendrait un monde de calme et de paix. . .

    Nous devons nous entraîner chaque jour à cultiver cette pleine conscience. Et il faut des amis, des frères et soeurs dans le dharma pour pouvoir apprendre cela facilement. C’est pourquoi on prend refuge en la sangha, car pour pouvoir être initié à la pratique, il nous faut un soutien c’est-à-dire une communauté de pratique.
    Dans ma tradition on dit qu’un pratiquant qui quitte sa sangha est comme un tigre qui a quitté sa montagne pour descendre dans la plaine ; le tigre qui va dans la plaine sera tué par les hommes. . . Si l’on pratique la méditation sans prendre refuge dans une communauté de pratique, alors on abandonnera sa pratique au bout de quelques mois. . .
    Je vous souhaite à tous, mes amis, d’avoir un frère ou une soeur qui pratique sérieusement le dharma, peut-être aussi un maÎtre spirituel qui possède la solidité de la joie, de la liberté, de la compréhension profonde. . . Alors la pratique sera beaucoup plus agréable...

    Conférence du 2 avril 1996 à la Mutualité (Paris), délivrée devant 900 auditeurs. Merci à Karine Barbier de la revue DHARMA pour ce magnifique travail de transcription Et merci à la revue pour l’autorisation de publier ce texte.

    Thich Nhat Hanh

    Conférence du 2 avril 1996 à la Mutualité Paris 

    Plus ...

    Respirer pour se sentir vivant (http://www.lateledelilou.com)

    J’inspire, j’expire. Je pense que je respire. Je sens le parcours bienfaisant de l’air dans mon corps, ce souffle de vie qui m’envahit et me nourrit. Je suis pleinement dans le présent, attentif au souffle de vie qui m'habite.

     Pour revenir à soi, entrer à l’intérieur de soi, rien de tel que de respirer consciemment, amplement, doucement pour que le souffle s’apaise, entrainant le corps et l’esprit dans un délicieux engourdissement, une pause physique et mentale. C’est simple, la base de toute relaxation, terriblement efficace pour diminuer le stress, ça vaut vraiment le coup de prendre le temps de s’y intéresser, de sentir chaque vague et ses effets sur l’organisme. 

    Cultiver le bien-être passe par l’apprentissage d’une meilleure respiration car ce va-et-vient habituellement automatique nous maintient en vie et alimente au passage le corps en oxygène, rythme nos jours et nos nuits invariablement mais peut également devenir un repère pour générer du calme, de la détente, de la paix. 
    Prêter attention à son souffle, c’est retrouver un confort, reprendre le contrôle de soi quel que soit le contexte, même en cas d’environnement agressif, de situation d’urgence, de stress intense, c’est se souvenir de ce qu’est une vie : juste un souffle immuable dont on sait qu’un jour, il s’arrêtera, alors on ressent que les tracasseries quotidiennes sont moins graves qu’il n’y paraît, que tant que la respiration se poursuit, la vie aussi et avec elle l’espoir, la joie, l’envie. 

    En conscientisant sa respiration, on se recentre, on peut favoriser la concentration sur l’instant présent, le plaisir sur ce que je suis en train de faire ici et maintenant. L’attention à ce qui est, est un exercice délicat au début puis elle s’installe plus durablement, parfois, il faut lutter pour la maintenir ; elle est la meilleure garantie d’apprécier chaque instant d’une vie sans juger, évaluer, organiser, planifier, juste pour apprécier d’être en vie. Alors, où que vous soyez, quoi que vous viviez, délectez-vous de respirer, laissez le calme arriver et maintenez cet équilibre merveilleux du souffle. Bonnes respirations et à bientôt !

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  • Source de toute vie, première acte de l'enfant venant au monde, la respiration est ... fondamentale.

    Aussi, ce blog va t-il y consacrer quelques articles, qui pourront INSPIRER vos méditations.

    Chaque post contiendra un texte et des propositions d'exercices pratiques.

    Aujourd'hui, je vous renvoie à la présentation de Osho :

    La respiration: Accès à une nouvelle dimension -

    Nous respirons continuellement depuis le moment de la naissance jusqu'au moment de la mort. Tout change entre ces deux pôles. Tout change, rien ne reste pareil.

    La respiration est le seul phénomène qui est constant de la naissance à la mort.

    L'enfant deviendra un jeune homme; le jeune homme deviendra vieux. Il tombera malade, son corps deviendra laid, usé; tout changera. Il sera heureux, malheureux, souffrant; tout continuera à changer. Mais quoi qu'il se passe entre ces deux pôles, il faut respirer. Heureux ou malheureux, jeune ou vieux, ayant réussi ou échoué; quoi que vous soyez, peu importe, une chose est certaine c'est qu'entre ces deux pôles que sont la naissance et la mort, vous devez respirer.

    La respiration sera un flux continu; aucun passage à vide n'est possible. Même si pendant un seul instant vous oubliez de respirer, vous ne serez plus. C'est pourquoi vous n'êtes pas obligé d'être attentif pour respirer, car ce serait alors difficile. Vous pourriez oublier de respirer pendant un moment et ensuite plus rien ne pourrait être fait. Ainsi, en fait, ce n'est pas vous qui respirez, parce que vous n'êtes pas requis. Vous dormez à poings fermés et la respiration continue d'elle-même; vous êtes inconscient et la respiration continue; vous êtes dans un coma profond et la respiration continue. Vous n'êtes pas nécessaire; la respiration est quelque chose qui continue malgré vous.

    C'est là l'un des facteurs constants de votre personnalité; c'est le premier point. C'est un phénomène très essentiel et fondamental pour la vie; c'est le deuxième point.

    Vous ne pouvez pas être vivant sans respirer. Ainsi, le souffle et la vie sont devenus synonymes. La respiration est le mécanisme de la vie et la vie est profondément en synchronicité avec la respiration. C'est pourquoi en Inde nous l'appelons prana. Nous avons donné le même mot pour les deux; prana signifie vitalité, le fait d'être vivant. Votre vie est votre respiration.

    Troisièmement, votre respiration est un pont entre vous et votre corps.

    La respiration crée constamment un pont entre vous et votre corps, vous connectant, vous reliant à votre corps. Non seulement le souffle est un pont entre vous et votre corps, c'est aussi un pont entre vous et l'univers.

    Le corps est simplement l'univers qui est venu à vous, qui s'est rapproché de vous.

    Votre corps fait partie de l'univers. Tout dans le corps fait partie de l'univers, chaque particule, chaque cellule. C'est la proximité la plus intime avec l'univers. La respiration en est le pont. Si le pont est brisé, vous n'êtes plus dans le corps. Si le pont est détruit, vous n'êtes plus dans l'univers. Vous vous déplacez alors dans quelque dimension inconnue; l'on ne peut alors plus vous trouver dans l'espace et le temps. Ainsi, le troisième point est que la respiration est aussi le pont entre vous, l'espace et le temps.

    Ainsi, la respiration prend alors tout son sens... c'est la chose la plus significative. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous vous retrouverez soudain dans le moment présent. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous parviendrez à la source de vie. Si vous pouvez faire quelque chose avec le souffle, vous pouvez transcender le temps et l'espace. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous serez dans le monde et aussi au-delà du monde.

    La respiration a deux aspects. L'un se situe là où elle rencontre le corps et l'univers et l'autre se situe là où elle rencontre vous et ce qui transcende l'univers.

    Nous connaissons seulement une partie de la respiration. Lorsqu'elle se déplace dans l'univers, dans le corps, nous la connaissons. Mais elle se meut toujours du corps au 'non corps', du ' non corps' au corps. Nous ne connaissons pas son autre partie. Si vous prenez conscience de l'autre part, l'autre partie du pont, l'autre pôle du pont, vous serez soudain transformé, transporté dans une dimension différente.

    Nul besoin de pratiquer un style particulier de respiration, une méthode particulière ou un rythme spécifique de respiration, non ! L'on doit prendre la respiration comme elle est, il suffit simplement de prendre conscience de certains aspects de la respiration.

    Certains aspects existent, mais nous n'en sommes pas conscients. Nous avons respiré continuellement et nous continuerons à respirer, nous sommes nés en respirant et nous mourrons en respirant, mais nous ne sommes pas conscients de certains points et c'est étrange. L'homme cherche, explore l'espace profond, l'homme va sur la lune; il essaie d'aller plus loin, de la Terre dans l'espace et il n'a pas encore découvert la dimension la plus proche de sa propre vie.

    Il y a certains instants dans la respiration que vous n'avez jamais observés et ces instants sont des portes; les portes les plus proches de vous, par lesquelles vous pouvez entrer dans un monde différent, dans un être différent, dans une conscience différente."

    Osho, The Book of Secrets, Talk #3, http://www.osho.com/fr

    Rappel : Qui est osho ?

    Osho est un mystique contemporain dont la vie et les enseignements ont influencé des millions de gens de tous âges et de toutes provenances. Le Sunday Times de Londres l'a décrit comme l'un des "1000 créateurs du 20ème siècle" et le Sunday Mid-Day (Inde) comme l'une des dix personnalités - avec Gandhi, Nehru et Bouddha - qui ont changé le destin de l'Inde.

    Né le 11 décembre 1931, à Kuchwada au Madhya Pradesh (Inde), il atteint l'illumination le 21 mars 1963, et quitte son corps  le 19 janvier 1990.

    ET EN PRATIQUE : Exercice respiratoire par le nez

    Il se compose de quatre séries de cinq respirations (soit vingt au total). Chaque respiration comporte une inspiration et une expiration.

    Vous pratiquez sur le rythme de quatre respirations plus une : quatre respirations normales suivies d’une respiration plus ample. Ceci est répété quatre fois. Ce qui fait un total de vingt respirations. Vous pouvez vous aider des cinq doigts de la main pour compter les respirations. Vous faites cela quatre fois de suite, ou deux fois chacune des mains. Les petits enfants peuvent compter ainsi. Les vingt respirations se font donc sans interruption.

    Les quatre respirations normales permettent de bien apprendre à connecter le souffle en un cercle parfait. Le but de la cinquième respiration est de mettre l’accent sur l’amplitude.

    La respiration se fait, à l’inspiration comme à l’expiration, par le nez.

    Vous devez connecter la respiration, c’est-à-dire unir l’inspir à l’expir et l’expir à l’inspir.

    Vous devez localiser la respiration dans le haut de la poitrine. Pour vous y aider, vous pouvez placer délicatement une main au niveau du thymus, et "respirer dans votre main".

    Le bon rythme consiste à ne pas pousser ni retenir le souffle. Votre respiration doit être libre : n’essayez pas de la contrôler. Votre rythme respiratoire doit être sans heurt, il doit couler de lui-même. Lorsque vous respirez correctement, vous pouvez sentir que vous respirez l’énergie autant que l’air.

    Certaines personnes peuvent ressentir quelques manifestations physiques, par exemple avoir la tête qui tourne, ou des sensations de picotements dans les mains, etc. Si c’est votre cas, comprenez qu’il est normal pour des personnes ayant de mauvaises habitudes respiratoires de ressentir des sensations inhabituelles en respirant correctement. Si vous faites ces Vingt Respirations Connectées tous les jours, vous remarquerez que les sensations physiques peuvent être différentes chaque fois. Cela signifie que vous apprenez quelque chose dont vous tirez profit. La respiration est totalement sans danger, mais pas le mental. Aussi, le mieux est-il de pratiquer progressivement, en douceur.

    Et d'autres exercices sur le site de l'Institut Français Respiration Consciente http://www.respirationconsciente.org/respirationco-15.html : LES VINGT RESPIRATIONS CONNECTEES

     

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  • EXERCICE DU MIROIR : Si vous souhaitez pratiquer l’Ho oponopono c’est qu’au fond de vous, vous voulez changer , nettoyer vos mémoires, libérer autrui.

    Placez vous devant le miroir, regardez-vous dans les yeux , face à vous-même et affirmez :

    « Je suis prêt(e) à changer mes pensées erronées et à changer mon point de vue sue la vie « 

    Restez attentif (ve) à la réaction de votre corps, et répétez l’affirmation jusqu’à ce que vous « sentiez » que vos corps , votre âme, vos cellules ont réagi.

    Vous pouvez ressentir des frissons , trembler , pleurer, être ému, rire ….

    Chacun réagit différemment c’est normal !

    EXERCICE : Nettoyage des événements de la journée

    Revisionner les scènes de la journée et nettoyer vos mémoires. A chaque souvenir, répétez «  Je suis désolée, pardon, je t’aime , merci »

    Soyez attentif à vos réactions, des souvenirs , mémoires peuvent ressurgir pendant cet exercice . Acceptez ces souvenirs et répétez pour chacun d’eux «  Merci de me signaler que j avais cela en moi , Je t’aime car maintenant je peux me libérer »

    EXERCICE : lorsque vous vivez une situation difficile ou un conflit avec quelqu’un c’est que quelque chose en vous , d’enfouit à attirer cela et le but est de vous en nettoyer pour que ceci ne revienne plus.

    Pensez au problème ou à la personne source du conflit

    • Répétez «  Pardon à la vie et je me pardonne »
    •  « Merci car grâce à ce problème ou conflit je vais pouvoir me   nettoyer »
    • « Je suis désolé (e) , je ne savais pas que j’avais cela en moi »
    • « Je t’aime » 

    Source : jouirdesavie.com

    Bonne pratique sur le chemin de la paix

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  • Parmi les êtres qui me fascinent se trouve Jean Baptiste, le précurseur de Jésus. Voici un article qui s'y rapporte, sur le mythe de Salomé. Paix à vous !

    Le mythe de Salomé a été, nous le savons, une inspiration constante pour les peintres, les poètes et les musiciens occidentaux. Nous nous proposons ici de revenir à la source, c'est-à-dire aux textes bibliques qui ont fondé la légende et suscité par la suite tant d'œuvres de création. L'occasion nous est ainsi donnée de démontrer qu'un épisode simplement esquissé dans les Écritures a pu, tout d'abord dans un but de mise en garde et d'éducation des masses puis pour servir le génie créateur de quelques uns des plus grands écrivains du XIXe siècle, se transformer en l'un des mythes les plus troublants de notre civilisation, symbole de la féminité orientale à la fois envoûtante et lascive, capable d'alimenter tous les fantasmes.

    Il nous paraît utile dans un premier temps de situer les principaux protagonistes du drame. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, était le fils d'Hérode le Grand, le sinistre despote qui avait reçu les rois Mages et ordonné ensuite le massacre des Saints Innocents. Bien différent de son père, c'était un roi qui, selon l'historien romain Flavius Joséphe, aimait la tranquillité. Ce n'était pas pour autant un agneau et Saint Luc le décrivait même plutôt comme un renard. 

    Selon la tradition chrétienne, Hérode fit arrêter le prophète Jean-Baptiste car celui-ci dénonçait son adultère et proclamait qu'il ne lui était pas permis de prendre pour femme Hérodiade, l'épouse de son propre frère. C'est ainsi qu'on peut lire dans l'Evangile selon Saint Luc (III, 19-20) :

    Mais Hérode, le tétrarque, prouvé coupable par lui au sujet d'Hérodiade, la femme de son frère, et de tous les méfaits qu'Hérode avait commis, ajouta encore à tous celui de faire enfermer Jean en prison.

    Pour Flavius Joséphe cependant, les raisons étaient tout autres : Hérode redoutait en fait que Jean profitât de son ascendant sur les foules fascinées par son discours pour les entraîner à la révolte. Le prophète resta enfermé dix mois mais le tétrarque veillait sur sa vie. Il semble en effet qu'Hérode, dans un premier temps, ait entretenu vis à vis du prophète une attitude assez ambiguë, s'efforçant de la protéger en dépit de la gêne que sa présence pouvait lui occasionner. Après l'avoir fait mettre en prison, il venait fréquemment s'entretenir avec lui et, selon les textes, ressortait de ces entretiens un étonnant mélange de plaisir et de perplexité. Jean-Baptiste avait en revanche suscité la haine féroce d'Hérodiade en condamnant sa conduite au nom de la loi juive qui interdisait d'épouser la femme de son frère. Il faut dire que, petite-fille d'Hérode le Grand, Hérodiade était tout à la fois la nièce d'Hérode Antipas et sa belle-sœur, et que pour l'épouser, il avait dû non seulement la faire divorcer mais aussi répudier sa propre femme...

    Ce n'est en définitive qu'aux alentours du mois de mars 29 que le prophète fut mis à mort, dans la citadelle de Machaerous, au bord de la Mer Noire. Tout ceci remet sérieusement en cause la thèse politique puisque l'on imagine mal, face à un risque de sédition, le souverain surseoir aussi longtemps à l'exécution. Le prophète aurait-il donc été victime de la rancune tenace d'Hérodiade ? Examinons ici les textes bibliques.

    L'épisode de la décollation de Jean-Baptiste, comprenant le récit de la danse de Salomé, n'est mentionné que par deux des quatre évangélistes, Matthieu et Marc, et leur récit se révèle assez succinct. Citons d'abord Matthieu (XIV, 1-12) :

    En ce temps-là, le tétrarque Hérode apprit la renommée de Jésus et dit à ses familiers : "C'est Jean-Baptiste! Il est ressuscité des morts ; voilà pourquoi se manifeste en lui le pouvoir des miracles".

    En effet, Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et jeter en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe ; car Jean lui disait : "Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme". Hérode aurait bien voulu le faire mourir, mais il avait peur de la foule qui tenait Jean pour un prophète.

    Or, quand vint l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade entra, dansa en public et plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Elle répondit, à l'instigation de sa mère: "Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste". Le roi en fut attristé ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner et envoya décapiter Jean dans sa prison. Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean vinrent prendre le cadavre et l'ensevelirent ; puis ils allèrent informer Jésus.

    On notera que le nom de Salomé n'est pas même mentionné ici et que la jeune fille n'apparaît dans ce récit que comme le pâle instrument de la vengeance de sa mère. Elle semble tout aussi incolore et manipulée chez Marc (VI, 14-29) :

    Le roi Hérode entendit parler de Jésus, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : "C'est Jean-Baptiste ressuscité d'entre les morts ; voilà pourquoi se manifeste en lui le pouvoir des miracles". D'autres disaient : "C'est Elie". D'autres encore : "C'est un prophète comme les autres prophètes". Entendant ces mots, Hérode disait : "C'est Jean que j'ai fait décapiter. Il est ressuscité".

    En effet, Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait charger de chaînes et jeté en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée. Car Jean disait à Hérode : "Il ne t'es pas permis d'avoir la femme de ton frère". Ainsi Hérodiade le haïssait-elle et elle aurait bien voulu le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et sain, et il le protégeait. Quand il l'avait entendu, il restait fort perplexe, et cependant il l'écoutait avec plaisir.

    Mais vint un jour propice, lorsque Hérode, pour son anniversaire, donnait un banquet à ses dignitaires, à ses officiers et aux notables de Galilée. La fille d'Hérodiade entra, dansa et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit alors à la jeune fille : "Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai". Et il lui en fit serment : "Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume". Elle sortit donc et dit à sa mère : "Que dois je demander ?". Celle-ci répondit : "La tête de Jean-Baptiste". En toute hâte, elle revint auprès du roi et lui fit cette demande : "Je veux qu'à l'instant tu me donnes sur un plat la tête de Jean-Baptiste". Le roi fut contristé, mais à cause de son serment et des convives, il ne voulut pas refuser. Et aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Celui-ci alla le décapiter dans sa prison, puis il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille et la jeune fille la donna à sa mère. A cette nouvelle, les disciples de Jean vinrent prendre son cadavre et le mirent au tombeau.

    On le voit, le récit est laconique et peut se résumer ainsi : le jour de l'anniversaire d'Hérode, la fille (anonyme) d'Hérodiade dansa et plut au tétrarque. Il s'engagea à lui donner tout ce qu'elle exigerait. A l'instigation de sa mère, elle réclama la tête de Jean-Baptiste sur un plat et l'obtint. On notera qu'on ne trouve ici aucune imagerie : la princesse n'est qu'une pâle silhouette, manipulée par sa mère ; nous ne connaissons ni son nom ni son âge ; elle n'a sans doute jamais rencontré le prophète auparavant et donc elle n'a pas été susceptible de succomber à l'attrait de sa parole (de même qu'il n'est nullement question de la citerne de Jean). Celle que l'on n'a pas encore identifiée comme Salomé n'est donc ici, comme l'a écrit Elizabeth Antébi, que "pur instrument innocent" et le crime est, en ce qui la concerne, dénué de toute préméditation.

    Il est fort possible que cet épisode biblique ait été au moins partiellement inspiré par les récits des chroniqueurs romains. Flavius Joséphe, l'historien du peuple juif, a mentionné l'exécution en la présentant donc comme un crime politique et il fut surtout le premier à nommer Salomé. Le personnage se dote dès lors d'une biographie puisque nous savons que Salomé, fille d'Hérodiade et de son premier époux Hérode Philippe, épousa son oncle Philippe, tétrarque de l'Iturée, puis le roi de la Petite Arménie, Aristobule III, qui lui donna trois garçons. Elle mourut en 72 et il est donc probable qu'au moment de la décapitation de Jean Baptiste, elle était très jeune encore.

    Pour autant, le mythe n'est pas encore créé et l'Histoire commence à tousser : il est peu vraisemblable en effet selon les spécialistes qu'une princesse ait pu danser seule devant un banquet d'hommes, ceci étant contraire aux usages supposés de la cour de Galilée, quand bien même il s'agirait comme l'affirme Renan dans sa Vie de Jésus d'une danse de caractère "qu'on ne considère pas en Syrie comme messéante à une personne distinguée". Le mythe de Salomé semble être avant tout l'œuvre des Pères et des Docteurs de l'Eglise qui ajoutèrent au récit des détails chorégraphiques destinés à inspirer aux croyants le dégoût de la danse en même temps que celui de la séduction féminine. Dans un but très clair d'éducation des masses, il était nécessaire que la princesse apparaisse impudique, cruelle et lascive. Saint Ambroise, par exemple, l'un des grands moralistes chrétiens du IVe siècle, se fit un devoir de préciser que la danse dévoilait "les parties de son corps que les mœurs apprennent à cacher". Quelle horreur cela devait-il inspirer aux consciences chrétiennes du Moyen-Age ! 

    Le mythe avait pris son envol mais allait s'enrichir au XIXe siècle chez les auteurs germaniques de l'amour de Salomé pour Jean-Baptiste et du scandaleux baiser à la tête coupée, avant qu'Oscar Wilde n'invente l'expression de la Danse des sept voiles, mais je laisse à Camille de Rijck le soin de détailler ces diverses sources littéraires.

    Pour terminer, il paraît également intéressant d'envisager, comme l'a fait Mireille Dottin-Orsini, Salomé comme un instrument nécessaire à l'accomplissement de la prophétie. Pour permettre l'avènement de Jésus, il était nécessaire que celui qui avait été son annonciateur et qui possédait un ascendant considérable sur les masses, disparaisse. Jean-Baptiste l'avait lui-même annoncé : "Il faut qu'il croisse et que je diminue". Salomé, dans cette optique, aurait simplement joué son rôle dans l'accomplissement des Ecritures, comme allait le faire un autre réprouvé, Judas...

    Source : http://www.forumopera.com/v1/opera%20no11/salome/01.htm

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  • Il pleut, il pleut : pouvons nous y accorder un regard spirituel pour nous élever ? Dans la suite de mon post d'hier sur la même thématique, voici un article de Frederic Manns

    Le symbole biblique de l'eau

    L'eau est, dans la Bible comme dans la vie, un trésor dont on néglige peut-être l'importance. Le père Manns nous rappelle les cinq axes principaux sur lesquels s'articulent le thème de l'eau nous incitant à ne pas perdre une goutte de notre lecture des textes.

       Le symbole biblique de l'eau associé à l'Esprit est l'objet d'une grande inclusion dans l'histoire biblique : il revient en Genèse 1,2 et en Apocalypse 22,17.  L'eau est source de vie et fait revivre l'esprit.

         Les valences de l'eau sont diversifiées dans la Bible : l'eau purifie et féconde, elle étanche la soif et elle guérit. Zacharie 13 avait annoncé qu'une source devait jaillir de Jérusalem pour la purification des habitants. Dans le premier Testament l'eau symbolisait soit la Loi soit l'Esprit [1].

    Cinq symbolismes majeurs

         Cinq directions essentielles du symbolisme de l'eau sont connues : celle de l'eau germinale et fécondante, celle de l'eau médicinale, source miraculeuse ou boisson d'éternité, celle de l'eau lustrale, celle enfin de l'eau diluviale permettant la purification et la régénération du genre humain.

         L'eau germinale et fécondante s'explique par le fait qu'une des premières expériences de l'humanité est d'établir le lien entre la pluie et la croissance de la végétation. L'eau tombe du ciel, féconde la terre après l’avoir purifiée. Il en est de même de la Parole de Dieu qui vient du ciel, purifie et féconde, affirme le midrash Cantiques Rabbah. Ce commentaire juif rappelle que l'eau est conservée dans des jarres de terre et non pas dans des vases en or ou en argent, ce qui signifie que la Parole de Dieu demeure chez celui qui est humble, qui sait qu'il est fait de terre et qu'il retournera à la terre.

         L'eau est médicinale puisqu'elle est l'inductrice de toute fécondité. Elle peut également redonner, prolonger et sauver la vie puisqu'elle en est la donatrice première.

    L'eau est purifiante comme le prouve l'expérience courante de l'eau utilisée pour laver et pour faire disparaître les impuretés. Par l'immersion du bain rituel ou du baptême le symbolisme de l'eau fécondante, régénératrice, médicinale et purificatrice se concentrent dans un même rite.

         L'eau est diluviale comme les mythes diluviaux universels l'attestent. Le déluge rejoint le mythe de l'éternel retour aux origines. La notion cyclique du temps exprime cette réalité. Il s'agit de rejoindre l'idéal de l'origine car celui-ci n'a pas été encore corrompu par l'histoire. Le déluge est l'événement purificateur qui permet la fin d'une humanité et le début d'une humanité nouvelle.

         Moïse exprime la même réalité que Noé. Il est « tiré et sauvé des eaux » pour donner naissance à un peuple libre. En passant la mer Rouge, le peuple est libéré, il est immergé dans l'eau, il renaît, tout en étant préservé du passage par la mort, contrairement aux Égyptiens et à tous ceux qui ont été engloutis par le déluge mais sont finalement sauvés comme Noé. Noé et Moïse enfant flottent sur les eaux du déluge, alors que le peuple passe à pied sec dans les eaux de la mer (Ex 14,21).

         Le salut que Dieu apporte à son peuple est symbolisé par l'eau : le Seigneur fait couler de l'eau, ou jaillir des sources dans le désert. Le Seigneur va désaltérer les assoiffés : la soif représente l'exil, l'oppression, et l'eau la libération, le bonheur. En Isaïe 44,3-5, le salut va plus loin que la simple libération, l'eau devient symbole de l'Esprit qui inspire à Israël une nouvelle fidélité au Seigneur. De la même façon, Dieu change les steppes arides en pays verdoyants, symbole de renouveau et de vivification (Isaïe 41,19; 45,18) où le salut et la justice ruissellent comme la rosée et germent comme les plantes (ls 49,9; 55,13). Inversement, Dieu peut assécher les rivières, dévaster la nature, en signe de sa puissance que rien n'arrête, de sa victoire sur ses ennemis, ou de la manifestation de sa colère contre l'impiété.

         La fête des Tentes avait mis au centre de la liturgie la procession à la piscine de Siloé en passant par la porte des eaux. C'est de là que devait jaillir la source annoncée par le prophète Ézéchiel, source qui allait se jeter dans la mer Morte.

         Au chapitre 21 de l'Évangile selon saint Jean la pêche miraculeuse au bord du lac de Galilée exploite le symbolisme des 153 gros poissons qui peut renvoyer à la gematrie (valeur numérique des lettres) de Eglaim de Ézéchiel 47,10, endroit où les pêcheurs jetteront leurs filets.

         La prophétie d'Ézéchiel 47 est fondamentale dans la tradition juive. Dans la version de la Tosephta Succot 3,3 et du Midrash Pirqe de Rabbi Eliézer 51 l'eau qui sort du Temple se divise en trois, une partie va vers la grande mer, une partie vers la mer Morte et une partie vers la mer de Tibériade. D'après la version du Targum Ez 47,8 les eaux de la mer Morte sont purifiées au contact avec l'eau qui sort du Temple.

         L’eau, capable de jouer le rôle d'un miroir, a comme caractéristique d'échapper. Elle échappe parce qu'elle n'a pas de forme tout en étant capable d'épouser toutes les formes possibles et imaginables. Elle va épouser la forme d'un vase et dès qu'elle est versée dans un verre, elle en épouse la forme. Elle échappe parce qu'elle a une très grande capacité de division. Elle s'évapore et, si on l'enferme, elle profite de la moindre faille. La maîtrise de l'eau a mis beaucoup de temps dans l'histoire.

         Les eaux symbolisent la totalité des virtualités, la matrice de toutes les possibilités d’existence. Elles précèdent toute forme et l’immersion en elles, symbolise la régression dans le préformel, la régénération totale, une nouvelle naissance, car elles contiennent les germes de vie nouvelle, elles guérissent et, dans les rites funéraires, elles symbolisent la vie éternelle. Elles sont ainsi élevées au rang de symbole de vie. C’est pourquoi l’eau deviendra symbole de la Parole de Dieu et de l’Esprit de Dieu.

    [1] F. Manns, Le symbole eau-esprit dans le judaïsme ancien, Jérusalem, Franciscan Printing Press, 1983.

    Sources :

    • La Terre Sainte 603 (septembre-octobre 2009).
    • http://www.interbible.org/interBible
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