• Sainte Sara la noire

    24 mai : Jour officiel du Pèlerinage de Sainte Sara aux Saintes Maries de la Mer

    9 octobre : Fête de sainte Sara  

    Dans la tradition chrétienne

    D'après la tradition, le bateau transportait Marie Salomé, femme de Zébédée et mère de Jean et Jacques le Majeur; Marie Jacobé, femme de Clopas, mère de l'apôtre Jacques le Mineur, et possible cousine de la Vierge Marie; Marie Madeleine; Sainte Sara; Lazare; Marthe, la sœur de Lazare; Saint Maximin.

    Sara étant âgée, elle resta aux saintes Marie tandis que, notamment, Marie Madeleine et saint maximin allèrent vers Marseille et ses environs.

    Sara viendrait de Haute-Égypte épouse répudiée du roi Erode et serait la servante noire de Marie Salomé et Marie Jacobé ; après la Crucifixion de Jésus, à la mort de Marie, Marie-Salomé, Marie Jacob et Marie Madeleine auraient dérivé sur une barque vers la côte provençale, au lieu dit Oppidum-Râ, ou Notre-Dame-de-Ratis (Râ devenant Ratis, signifiant  barque); le nom passant à Notre-Dame-de-la-Mer, puis aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 1838.

    Histoire du culte

    En Camargue, l'immersion rituelle de la statue de Sarah (sans le h en chez les gitans) dans la mer obéit à une tradition séculaire.

    Les influences

    Kâlî : Sarah-la-Kali (Sarah la noire) peut rappeler la déesse indienne Kâlî (Bhadrakali, Uma, Durga, et Syama) 

    Cette appellation concorde avec l'hypothèse de la provenance indienne des Roms vers le IXe siècle. Elle serait alors une manifestation syncrétique et christianisée de Kali.

    Durga, autre nom de Kali, déesse de la création, de la maladie et de la mort, pourvue d'un visage noir, est aussi immergée dans l'eau tous les ans en Inde. (Weyrauch, 2001, 262), bien que la hiérarchie catholique romaine tente de garder le pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer dans le giron officiel de la chrétienté.

    Cette origine hindoue de Sainte Sara se confirmerait aussi dans le fait que la statue n'est pas exposée dans une église mais dans la crypte. Selon les Roms, la Sainte vient d'un temps où les églises n'existaient pas8. Même si les habits de Sainte Sara sont différents de ceux de Kâlî (la Déesse est nue, « vêtue » de sa longue chevelure), sa face noire, quant à elle, l'a relie clairement à la représentation de la Déesse hindoue.

    Lors du culte à « Sara-Kâlî », on vient d'abord illuminer des bougies, et l'on porte un baiser respectueux sur un pied ou le bas de la robe de la statue sacrée. L'après-midi, vers quatre heures, la Sainte est portée sur les épaules des hommes qui se dirigent vers la mer où elle sera immergée comme le sont les divinités hindoues lors de leur fête.

    La Sainte Sara-Kâlî des Roms est la Déesse protectrice de leur peuple, une Déesse particulière dont le seul rôle est d'écouter et d'entendre les prières de ses dévots et de les accompagner dans toutes leurs vicissitudes en leur offrant une protection « magique »

    Mère Kâlî est une des facettes majeures de la Mâyâ primordiale (« Magie, illusion cosmique »). Ses attributs lui permettent de vaincre tous les ennemis du Bien ; Kâlî est une partie féminine de Kâla, le Temps. Le Temps est le grand Destructeur, mais aussi le Grand Sauveur. Il tue, mais aussi garde en lui-même le secret de l'immortalité (Yama). Kâlî, purificatrice, soulage toutes les souffrances.

    Voici un chant de la Déesse Kâlî qui précise sa fonction divine :

    « Celui qui est perdu dans une forêt en feu, ou celui qui est attaqué par des brigands dans un coin solitaire, ou celui qui est capturé par l'ennemi, ou celui qui est poursuivi par un lion, ou un tigre, ou par des éléphants sauvages, ou celui qui, sous les ordres d'un roi mauvais est condamné à mort ou a été emprisonné, ou celui dont le bateau est secoué dans une tempête ou sous une pluie battante, ou ceux qui sont confrontés à de terribles épreuves, ou qui sont affligés et dans la peine, que ces hommes se souviennent seulement de mon histoire et ils seront écartés de toutes ces embûches. Par mon pouvoir, lions, voleurs, ennemis, etc. sont écartés de ceux qui font appel à moi »

    Une autre version de l’histoire de Sara

    Pour les Roms, Sara était un des premiers membres de leur peuple à abandonner le polythéisme pour recevoir la révélation de Dieu unique : il est dit qu’un jour, Sara eut une vision qui l'informa que les saintes présentes à la mort de Jésus allaient venir, et qu'elle devait les aider. Sara les vit arriver sur leur embarcation. La mer était agitée, et le bateau menaçait de se renverser. Marie Salomé jeta son manteau sur les vagues et, l'utilisant comme un radeau, Sara flotta vers les saintes et les aida à atteindre la terre ferme par la prière.

    (source : extrait de Wikipedia)

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter