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  • Il pleut, il pleut : pouvons nous y accorder un regard spirituel pour nous élever ? Dans la suite de mon post d'hier sur la même thématique, voici un article de Frederic Manns

    Le symbole biblique de l'eau

    L'eau est, dans la Bible comme dans la vie, un trésor dont on néglige peut-être l'importance. Le père Manns nous rappelle les cinq axes principaux sur lesquels s'articulent le thème de l'eau nous incitant à ne pas perdre une goutte de notre lecture des textes.

       Le symbole biblique de l'eau associé à l'Esprit est l'objet d'une grande inclusion dans l'histoire biblique : il revient en Genèse 1,2 et en Apocalypse 22,17.  L'eau est source de vie et fait revivre l'esprit.

         Les valences de l'eau sont diversifiées dans la Bible : l'eau purifie et féconde, elle étanche la soif et elle guérit. Zacharie 13 avait annoncé qu'une source devait jaillir de Jérusalem pour la purification des habitants. Dans le premier Testament l'eau symbolisait soit la Loi soit l'Esprit [1].

    Cinq symbolismes majeurs

         Cinq directions essentielles du symbolisme de l'eau sont connues : celle de l'eau germinale et fécondante, celle de l'eau médicinale, source miraculeuse ou boisson d'éternité, celle de l'eau lustrale, celle enfin de l'eau diluviale permettant la purification et la régénération du genre humain.

         L'eau germinale et fécondante s'explique par le fait qu'une des premières expériences de l'humanité est d'établir le lien entre la pluie et la croissance de la végétation. L'eau tombe du ciel, féconde la terre après l’avoir purifiée. Il en est de même de la Parole de Dieu qui vient du ciel, purifie et féconde, affirme le midrash Cantiques Rabbah. Ce commentaire juif rappelle que l'eau est conservée dans des jarres de terre et non pas dans des vases en or ou en argent, ce qui signifie que la Parole de Dieu demeure chez celui qui est humble, qui sait qu'il est fait de terre et qu'il retournera à la terre.

         L'eau est médicinale puisqu'elle est l'inductrice de toute fécondité. Elle peut également redonner, prolonger et sauver la vie puisqu'elle en est la donatrice première.

    L'eau est purifiante comme le prouve l'expérience courante de l'eau utilisée pour laver et pour faire disparaître les impuretés. Par l'immersion du bain rituel ou du baptême le symbolisme de l'eau fécondante, régénératrice, médicinale et purificatrice se concentrent dans un même rite.

         L'eau est diluviale comme les mythes diluviaux universels l'attestent. Le déluge rejoint le mythe de l'éternel retour aux origines. La notion cyclique du temps exprime cette réalité. Il s'agit de rejoindre l'idéal de l'origine car celui-ci n'a pas été encore corrompu par l'histoire. Le déluge est l'événement purificateur qui permet la fin d'une humanité et le début d'une humanité nouvelle.

         Moïse exprime la même réalité que Noé. Il est « tiré et sauvé des eaux » pour donner naissance à un peuple libre. En passant la mer Rouge, le peuple est libéré, il est immergé dans l'eau, il renaît, tout en étant préservé du passage par la mort, contrairement aux Égyptiens et à tous ceux qui ont été engloutis par le déluge mais sont finalement sauvés comme Noé. Noé et Moïse enfant flottent sur les eaux du déluge, alors que le peuple passe à pied sec dans les eaux de la mer (Ex 14,21).

         Le salut que Dieu apporte à son peuple est symbolisé par l'eau : le Seigneur fait couler de l'eau, ou jaillir des sources dans le désert. Le Seigneur va désaltérer les assoiffés : la soif représente l'exil, l'oppression, et l'eau la libération, le bonheur. En Isaïe 44,3-5, le salut va plus loin que la simple libération, l'eau devient symbole de l'Esprit qui inspire à Israël une nouvelle fidélité au Seigneur. De la même façon, Dieu change les steppes arides en pays verdoyants, symbole de renouveau et de vivification (Isaïe 41,19; 45,18) où le salut et la justice ruissellent comme la rosée et germent comme les plantes (ls 49,9; 55,13). Inversement, Dieu peut assécher les rivières, dévaster la nature, en signe de sa puissance que rien n'arrête, de sa victoire sur ses ennemis, ou de la manifestation de sa colère contre l'impiété.

         La fête des Tentes avait mis au centre de la liturgie la procession à la piscine de Siloé en passant par la porte des eaux. C'est de là que devait jaillir la source annoncée par le prophète Ézéchiel, source qui allait se jeter dans la mer Morte.

         Au chapitre 21 de l'Évangile selon saint Jean la pêche miraculeuse au bord du lac de Galilée exploite le symbolisme des 153 gros poissons qui peut renvoyer à la gematrie (valeur numérique des lettres) de Eglaim de Ézéchiel 47,10, endroit où les pêcheurs jetteront leurs filets.

         La prophétie d'Ézéchiel 47 est fondamentale dans la tradition juive. Dans la version de la Tosephta Succot 3,3 et du Midrash Pirqe de Rabbi Eliézer 51 l'eau qui sort du Temple se divise en trois, une partie va vers la grande mer, une partie vers la mer Morte et une partie vers la mer de Tibériade. D'après la version du Targum Ez 47,8 les eaux de la mer Morte sont purifiées au contact avec l'eau qui sort du Temple.

         L’eau, capable de jouer le rôle d'un miroir, a comme caractéristique d'échapper. Elle échappe parce qu'elle n'a pas de forme tout en étant capable d'épouser toutes les formes possibles et imaginables. Elle va épouser la forme d'un vase et dès qu'elle est versée dans un verre, elle en épouse la forme. Elle échappe parce qu'elle a une très grande capacité de division. Elle s'évapore et, si on l'enferme, elle profite de la moindre faille. La maîtrise de l'eau a mis beaucoup de temps dans l'histoire.

         Les eaux symbolisent la totalité des virtualités, la matrice de toutes les possibilités d’existence. Elles précèdent toute forme et l’immersion en elles, symbolise la régression dans le préformel, la régénération totale, une nouvelle naissance, car elles contiennent les germes de vie nouvelle, elles guérissent et, dans les rites funéraires, elles symbolisent la vie éternelle. Elles sont ainsi élevées au rang de symbole de vie. C’est pourquoi l’eau deviendra symbole de la Parole de Dieu et de l’Esprit de Dieu.

    [1] F. Manns, Le symbole eau-esprit dans le judaïsme ancien, Jérusalem, Franciscan Printing Press, 1983.

    Sources :

    • La Terre Sainte 603 (septembre-octobre 2009).
    • http://www.interbible.org/interBible
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  • Par ces temps de fortes pluies, je pense à Poseidon. ...

    Dans la mythologie grecque, Poséidon (Ποσειδων) était le dieu de la mer, de la navigation, des tempêtes, mais également des tremblements de terre. Il était le fils de Cronos et de Rhéa.
    Le nom de Poséidon semble dériver de la racine Ποτ, "être le maître", que l'on retrouve dans le latin potens "pouvoir".

    Cette divinité essentiellement marine fait partie des douze Olympiens.
    Il fut assimilé à Neptune chez les Romains.

    Comme le yin et le yang, cette divinité a deux facettes :

    L'Ébranleur de la terre

    La Grèce est une région de forte sismicité où les tremblements de terre s'avèrent fréquents, violents et destructeurs. La mythologie relaie cette sismicité du territoire en attribuant à un dieu, Poséidon, la responsabilité de ces fléaux. On l'appelle d'ailleurs l'Ébranleur de la terre, et ses épithètes poétiques ou cultuelles montrent bien la violence de son pouvoir. Elles sont en effet formées sur des verbes qui signifient pousser, remuer, vibrer ou secouer : dans les mythes, Poséidon frappe le sol, fouette la terre, bouge les fondations, fait s'écrouler les murailles, les palais ou les maisons, crée des failles et des raz-de-marée qui peuvent engloutir des villes entières parfois. La terre qui doit pourtant être stable pour porter les cités des hommes devient alors un jouet entre les mains de Poséidon : on dit d'ailleurs qu'elle danse sous les coups de son trident vengeur. Les hommes ont même peur que la terre n'éclate dans les airs.

    Le Teneur de fondations

    Poséidon fait donc l'objet d'un culte pour apaiser sa colère et l'amener à révéler son versant plus positif : et c'est alors également à lui que les citoyens s'adressent pour garantir les bonnes fondations de leurs cités. Dans ce cas, ils préfèrent l'appeler le Stable ou le Teneur de fondations. 

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