• Les apparitions sont multiples. En voici des exemples qui sèment le doute dans l'esprit des sceptiques et réchauffent le cœur des croyants ... A vous de voir

    et un film :

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  • Extrait de l'Oratorio de Michel Garnier "Marie de Magdala", avec Michel Garnier, PAKOUNE, et de nombreux artistes...
    Concert live à Saint Maximin la Sainte Baume

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  • Pour traiter de cette question, j'ai trouvé plusieurs articles que restitués ici dans leur intégralité : le premier traite du symbole de la croix sur un plan philosophie et géométrique ; le deuxième traite de la même question sur un plan philosophique et spirituel, le troisième est plus axé sur l'aspect religieux.
    Après des 3 articles, je vous restitue un rappel sur les origines de la croix gammée, ainsi qu'un lien sur un  ouvrage de monsieur Guenon largement cité quand il est question du symbolisme de la croix.

    ARTICLE 1 : Le symbolisme de la croix (par Brigitte Boudon)

    La croix est un symbole universel, le symbole des symboles, celui qui répond le plus parfaitement aux critères du symbole, le plus total.

    C’est un des symboles attestés dès la plus haute Antiquité et sur toute la surface du globe : en Egypte, en Chine, en Crète (à Cnossos, une croix de marbre datant du 15ème siècle avant JC), en Inde, en Mésopotamie, en Amérique précolombienne, chez les Celtes. Le Christianisme a amplifié et enrichi encore plus sa signification.

    La croix est le symbole du monde dans sa totalité. Mais s’il est si puissant, c’est que c’est le symbole primordial sans lequel rien ne pourrait être. Il se réfère avant tout à la création du monde et même aux phases pré-cosmiques, chaotiques diraient les Grecs…. Nous retrouverons ceci également avec l’œuf.

    Comme pour l’arbre, je vais distinguer 7 aspects du symbolisme de la croix :

     1. la croix métaphysique, de la genèse du monde

    2. la croix de l’espace et du temps

    3. le centre de la croix

    4. la croix et le cercle

    5. la croix, le carré et le triangle

    6. l’application de la croix en architecture

    7. la croix chrétienne

     1. La croix métaphysique, image de la genèse

     Dans de nombreuses civilisations anciennes, le point de départ de la création ou de l’émanation est le point, le germe fécond, la graine dans laquelle tout est contenu de manière dense et concentrée.

    A un moment donné, ce point se met à vibrer, à bouger, et il va dessiner deux axes : un  axe vertical représentant l’Esprit (qui relie le Ciel à la Terre) et un axe horizontal (La Substance primordiale qui se déploie).

     Par exemple, en Inde : Purusha et Prakriti

    Purusha : le Ciel, l’esprit, la Pensée divine

    Prakriti : la surface des Eaux ou la Substance primordiale.

     Ce sont des éléments pré-cosmiques, c’est pourquoi on emploie les termes de Pensée et de Substance qui sont plus abstraits et métaphysiques que Esprit et Matière qui vont venir plus tard.

    Ces deux axes vont à un moment se rencontrer et de leur croisement, va naître la Croix cosmique, la croix du monde. Nous sommes passés du 1, au 2, puis au Quatre. Le Cosmos est constitué. C’est la décade pythagoricienne, toutes les figures géométriques et volumes vont pouvoir se déployer à partir de cette croix initiale.

     Dans le monde manifesté, le cosmos, les deux bras de la croix représentent l’Esprit (axe vertical) et la Matière (axe horizontal).

     Ceci explique les nombreuses croyances relatives à la croix où les Anciens situaient l’origine de la vie, le séjour des dieux et des morts, l’évolution cyclique … Toutes ces notions s’articulent autour des deux axes, croisés en forme de croix Nord-sud et Est-Ouest, qui constituent avec l’axe Zénith-Nadir, la sphère totale de l’espace cosmique et, symboliquement, de la destinée humaine.

    La croix nous renvoie donc aux origines du monde, à l’organisation du chaos dans un espace orienté, structuré….

    Pour René Guénon, l’axe vertical relie entre eux une hiérarchie de degrés ou d’états de l’être ; l’axe horizontal représente l’épanouissement de l’être à un degré déterminé.

     Le mouvement va faire tourner les branches de la croix, ce qui va donner la croix-roue ou la croix dans le cercle (roue solaire) et aussi le Svastika, qui symbolise les deux grands mouvements de l’univers….

     Toujours par rapport à la création de l’univers, nous avons deux exemples :

     - L’univers vu comme un tissage : avec le croisement des fils de chaîne et de trame. Fils verticaux fixes et la navette qui est le chemin horizontal…..  De nombreux tissus précolombiens avec des motifs cruciformes….

     - Croix ansée ou ankh égyptienne : symbole de la vie éternelle, des millions d’années, de l’immortalité. Portée par les dieux ou les pharaons. C’est un Tau sur lequel repose une sphère représentant le soleil. Le soleil au-dessus de l’horizon. Amulette signe de vie éternelle.

     2. La croix spatio-temporelle

     Une fois l’univers créé, la croix fait référence à l’espace et au temps manifestés. Découpés en 4, 5 ou 6 directions selon les civilisations. La croix permet de s’orienter dans l’espace, entre le haut et le bas, la droite et la gauche. Elle réunit bien des couples de complémentaires.

     - Dans un plan horizontal : la croix donne les quatre orientations des points cardinaux : Nord/ Sud et Est/Ouest, et les 4 saisons : Hiver/Eté et Printemps/Automne

     - Dans un plan vertical : les 4 Orientations cardinales sont dans le plan horizontal et le plan vertical relie le Zénith et le Nadir, ce qui donne 6 directions de l’espace en volume.

     Zénith et Nadir sont deux directions moins connues, mais essentielles.

     Zénith : vient d’un mot arabe signifiant chemin droit : point où la verticale, qui s’élève du lieu de l’observateur, perce la sphère céleste.

     Nadir : vient aussi d’un mot arabe qui veut dire opposé : point qui se situe au terme d’une ligne verticale qui part des pieds de l’observateur, passe par le centre de la terre, se prolongeant à l’infini.

     Le zénith marque le point supérieur d’une roue, dont la terre serait le moyeu, la nadir le point inférieur. On peut imaginer comme moyeu tout autre centre : une société, une personne humaine, la psyché …  C’est cet axe vertical qui permet de centrer la sphère céleste et d’avoir des repères essentiels, notamment pour l’orientation des habitats.

     Zénith-nadir : circuit évolutif-involutif de toute existence. Zénith indique le sommet de l’hémicycle évolutif, et donc le commencement du déclin, le point de départ de l’hémicycle involutif. Le nadir le point le plus bas du processus involutif et le début du processus évolutif.

     Zénith : percée de la calotte céleste en hauteur, indique le passage de la vie dans le temps à la vie dans l’éternité, le passage du fini à l’infini. Au contraire, le nadir marque l’immersion la plus profonde dans la matière la plus dense.

     La symbolique des 4 directions cardinales :

     . Nord : souvent une direction mal aimée : lieu de l’infortune, d’où viennent les vents dévastateurs, les invasions barbares … Froid, famine, nuit, hiver, aridité.

    Chinois : muraille de Chine, invasions mongoles….

     Les Grecs, au contraire, situaient leur dieu Apollon, hyperboréen, au Nord, d’où venait la lumière et la sagesse. Les Egyptiens y situaient le lieu de fertilité (delta du Nil)

     . Sud : direction bénéfique, chaude, lumineuse, favorable, été …

    En Egypte, c’est le désert, le domaine de Seth, du combat contre les forces chtoniennes….

     L’axe nord-sud détermine de nombreuses orientations dans les civilisations anciennes. Le plus évident est l’Egypte avec le Nil. Chez les Chinois également.

     . Est : naissance ou renaissance du Soleil, lié au renouveau, au printemps, jeunesse,

    Au Mexique, le dieu sauveur Quetzalcoatl est supposé venir de l’est.

     . Ouest : direction du couchant, de la vieillesse, de la mort, déclin de toute chose, automne. Exil occidental pour les musulmans. Lieu de la disparition (Lao Tseu disparaît à l’Ouest).
    Etre désorienté, c’est avoir perdu la direction de l’orient.

     Axe nord-sud : axe solsticial : des extrêmes. C’est l’image de l’axe zénith-nadir à l’échelle terrestre. Axe stellaire relie les forces ouraniennes et chtoniennes, d’où tout procède et retourne. C’est l’axe de la potentialité. Divin transcendant.

    Axe est-ouest : axe de la manifestation visible, parcours du soleil, divin immanent. Vie et mort (les deux berges du Nil, rive des vivants à l’Est, rive des morts à l’ouest)

     - Correspondances entre les 4 points cardinaux et les 4 saisons.

    La symbolique du quatre : donc correspondances avec tout ce qui est au nombre de 4 :

    4 Eléments, 4 émotions de base, 4 vertus, ……

     3. Le centre

    Quand on s’intéresse à la croix, il faut aussi s’intéresser au lieu de croisement des deux axes :  le centre ou le carrefour.

    Le Centre est avant tout le Principe, le lieu de condensation et de coexistence de forces opposées, le lieu de l’énergie la plus concentrée. Foyer d’intensité dynamique. Ce n’est pas une position statique, mais le foyer d’où partent le mouvement de l’un vers le multiple, de l’intérieur vers l’extérieur, tous les processus d’émanation et de divergence … et où se rejoignent tous les processus de retour et de convergence dans leur recherche de l’unité.

    Centre : diffusion, émanation, force centrifuge, mais aussi  rassemblement, récapitulation, force centripète.

     Mircea Eliade distingue 3 aspects du centre :

    . au centre du monde, se trouve la Montagne sacrée, là où se rencontrent le ciel et la terre (ou un arbre sacré)

    . tout temple ou toute ville sacrée est un centre

    . ce sont des lieux par lesquels passe l’axe du monde, l’axis mundi.

     C’est pourquoi nous devons être très attentifs à ce qui est au centre de la croix.

     Chine : ils comptent tout en 5, avec le centre comme 5ème élément : 5 points cardinaux, 5 saisons, 5 éléments, 5 couleurs, 5 émotions, 5 organes, 5 saveurs etc…..

    Vide du moyeu de la roue (chez les taoïstes ou les bouddhistes)

     Mexique : le 5ème Soleil aztèque. Cosmos en forme de fleur à 4 pétales avec un cœur, comme une croix de Malte.

     Occident : le cœur de l’homme est au centre de la croix.

     Dans les mandalas tibétains : c’est la divinité une, pure, immaculée qui est au centre.

     Symbolique des carrefours :

    Autels, pierres, mâts sont aux carrefours.

    Hermès : dieu grec des carrefours (Herma placées aux carrefours…)

     4. La croix et le cercle

    Deux exemples essentiels : la croix celtique et la svastika

     La Svastika : l’un des symboles les plus répandus et les plus anciens qui soient. On le retrouve en Inde, mais aussi en Europe du Nord, en Grèce, chez les Etrusques, en Chine, en Amérique centrale …. L’ornement appelé grecque en dérive.

    Croix "gammée" : vient de Gamma, la lettre grecque.Mouvement de rotation autour d’un centre ou pôle immobile. Symbole d’action, de manifestation, de cycle, de régénération perpétuelle. Tourbillon créationnel.En Inde, il est associé à Shiva et Vishnu, les deux divinités complémentaires, qui constituent avec Brama la trinité hindoue.

     La croix celtique : inscrite dans un cercle, d’où ses extrémités débordent…..

    Au centre : une boule au centre géométrique de la croix,

     La croix est composée de trois cercles concentriques dont les diamètres ont entre eux les rapports suivants : 9, 27, 81.

    Le cercle de 81 correspond au cercle Divin, ou Keugant

    Le cercle de 27 correspond au cercle des Migrations ou Abred.

    Le cercle de 9 correspond au cercle de la Lumière blanche ou Gwenwed.

     . Christianisme :

    La croix s’inscrit dans le cercle qu’elle divise en quatre segments, avec le Christ et les 4 Evangélistes : Luc, Jean,  Marc et Matthieu représentés par les animaux (lion, aigle, taureau) et l‘homme.

    . Chrisme de l’Eglise primitive, avec les lettres I et X (initiales grecques de Jêsous Xristos) : inscrite dans un cercle, c’est une roue à 6 rayons, quelquefois à 8 rayons, si on ajoute un diamètre horizontal). Symbole cosmique et symbole solaire (Christ : soleil invaincu).

    . Chrisme constantinien : avec lettres X et P (Rho) , les deux premières lettres grecque de Xristos. . Croix avec l’alpha et l’oméga….

    . Renaissance : L’homme pentacle dans le cercle de Léonard de Vinci.

      5. La croix, le carré et le triangle

     La symbolique des mandalas, les cosmogrammes.

    Dans un cercle, un carré avec des ouvertures aux 4 points cardinaux.
    Carré divisé en 4 triangles, avec une divinité ou boddhisattva associé à chaque triangle…..

     6. L’application de la croix en architecture

     La croix découpe, ordonne et mesure les espaces sacrés, les villes, les temples, les cimetières …. De toutes les civilisations anciennes. C’est la clé de l’orientation et du plan de tous les édifices sacrés….

     . Technique du gnomon pour trouver les orientations.

    Nécessité de « cosmiser » l’espace terrestre, de le rendre analogue au cosmos, centré et orienté.

     . Orientation des cathédrales : Est-Ouest avec la symbolique des portails et des rosaces

    Exemple Notre Dame de Paris : portail ouest, avec les 3 portes : le Jugement dernier, le Couronnement de la Vierge, la Vierge en Majesté, les 12 signes du Zodiaque…. Gloire, couronnement, Lumière

     Portail Nord : les origines…. Souvent Ancien Testament

    Face sud : le nouveau Testament avec les Evangiles…..

     La symbolique des rosaces et leurs couleurs ne sont pas les mêmes au Nord, Sud, Ouest ….

     . Plan au sol : la figure d’une croix grecque ou latine pour les églises, mais aussi pour les temples hindous.

    La tête correspond à l’abside, les bras au transept, le corps et les jambes à la nef, le cœur à l’autel.

     . Villes romaines : croisement du Cardo (axe nord-sud) et Decumanus (axe est-ouest)

    Quadrillage des rues, quarts de villes, qui donne la notion de quartiers.

     . Temples égyptiens : toujours orientés est-ouest par rapport au Nil.

     . Cité interdite de Pékin : alignement de tous les bâtiments selon un axe nord-sud….

     7. La croix chrétienne

     La tradition chrétienne a enrichi le symbolisme de la croix….

    La croix symbolise le Crucifié, le Christ, le Sauveur, la rédemption, le Verbe, la seconde personne de la Trinité. Symbole de la vie humaine.

    Fêtes de la croix, elle a aussi son histoire : son bois viendrait d’un arbre planté sur la tombe d’Adam, sur le Golgotha (lieu du crâne). Ou de l’arbre de vie de l’Eden.

    Golgotha (Calvaire)  est la forme grecque pour le mot araméen gulgota signifiant crâne.

    Golgotha est le centre du monde. Histoire de Noé ; Sem et Melchisedék ….

     Elle répand ses morceaux après la mort du Christ à travers tout l’univers où il multiplie les miracles. Elle apporte la vie éternelle. La croix reparaîtra entre les bras du Christ lors du Jugement dernier.

     Il existe plusieurs croix chrétiennes :

    . Croix en Tau : déjà présente dans l’Ancien Testament

    . Croix avec une traverse : croix de l’Evangile. Ses 4 branches symbolisent les 4 Eléments viciés dans la nature humaine, l’ensemble de l’humanité attirée au Christ des 4 parties du monde, les 4 vertus de l’âme humaine.

    Pied de la croix : la foi assise sur de profondes fondations

    La branche supérieure : espérance montant vers le ciel

    Largeur de la croix : la charité qui s’étend jusqu’aux ennemis

    Longueur de la croix : la persévérance

     Croix grecque : 4 branches égales, elle peut s’inscrire dans un carré

    Croix latine : la branche verticale est divisée en 2 parties inégales, selon les dimensions de l’homme debout et les bras étendus, et ne peut s’inscrire que dans un rectangle.

     . Croix avec deux traverses : la traverse supérieure avec l’inscription de Pilate : Jésus de Nazareth, roi des Juifs ; la traverse inférieure portant les bras du Christ. Croix dite de Lorraine, qui provient de Grèce où on la rencontre souvent.

     . Croix à trois traverses : symbole de la hiérarchie ecclésiastique, tiare du pape, chapeau des cardinaux, mitre des évêques…A partir du 15ème siècle, seul le Pape a droit à la croix à 3 traverses. Croix double au cardinal et à l’archevêque, le croix simple à l’évêque.

     La croix chrétienne est une Croix de passion (souffrances et mort du Christ) et croix de résurrection (victoire sur la mort).

    . Symbole ascensionnel,

    Pont ou échelle sur laquelle les âmes montent vers Dieu (analogie arbre-croix).

    Saint Bonaventure assimile la Croix du Christ à l’arbre de vie : la croix est un arbre de beauté ; sacré par le sang du Christ, il est plein de tous les fruits.

    Croix de l’Islam : les 4 branches sont identifiées aux 4 mots de la Shahâda, la profession de foi musulmane.

    Source : http://www.sagesse-marseille.com/lhomme-sage/symbolisme/le-symbolisme-de-la-croix.html

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  • Respiration par le ventre, respiration thoracique, respiration profonde... De quoi s'agit-il ? Voilà l'objet de 2 articles trouvés sur " http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/reduire-l-angoisse-par-la-respiration-abdominale/" et poursuivis

    D’une respiration ventrale à une respiration thoracique

     Avez-vous une respiration abdominale?
    Ou avez vous une respiration thoracique?

     Si de façon récurrente vous êtes stressés, angoissés, une chose est presque sûre: Vous respirez mal!

     Ce n’est pas volontaire, mais néanmoins votre respiration s’est très certainement déformée. Regardez la respiration d’un bébé: seul son ventre se gonfle. C’est la respiration d’origine, la respiration abdominale.

     Maintenant, prenez conscience de votre propre respiration:

     Est ce que vos épaules se soulèvent? Est ce qu’il vous arrive d’avoir des points d’angoisse au niveau du torse? Un sentiment d’étouffer? De ne pas respirer complètement?

     Si oui, vous avez une respiration thoracique, une respiration par le haut du corps.  Cette façon de respirer crée des tensions et augmente l’anxiété. La bonne nouvelle est qu’il est toujours temps de réapprendre à respirer correctement. En pratiquant la respiration abdominale, le mieux-être sera immédiat.

     Alors pourquoi n’avons nous plus la même respiration que quand nous étions bébé? Et bien tout simplement parce que nous sommes devenus conscient. En grandissant nous avons accumulé de la tension, nous refoulons nos émotions, accroissons notre quantité de rancoeur, de regrets, de non-dit etc… Tout cela va discrètement se cacher dans le ventre, et notre respiration en est affectée.

     D’une respiration abdominale, complète, souple, fluide, on développe petit à petit une respiration saccadée, bloquée, incomplète.

     Respiration abdominale, thoracique : quelle différence ?

    Expliquée simplement, la respiration abdominale remplit la partie basse des poumons, et la respiration thoracique la partie haute.

    Prenez conscience qu’avec une respiration thoracique, vous n’utilisez pas vos poumons correctement. Vous ne remplissez que 30% des poumons.

     Oui, Et alors??

     Les conséquences sont une mauvaise élimination des toxines et une mauvaise alimentation des cellules en oxygène.

     Cette respiration n’est pas agréable, est anxiogène et ne vous permet pas de libérer correctement les tensions. Pour certains, moi y compris, cela se transforme en oppression au niveau de la poitrine puis en crise d’angoisse.

    Diminuer l’angoisse grâce à la respiration abdominale

     Mais il y a du positif: en respirant correctement à nouveau, vous pouvez diminuer votre angoisse de façon significative!! Croyez moi, la respiration abdominale est ce qui vous apportera de la détente et de la sérénité le plus rapidement.

     Si vous n’êtes pas convaincus et que vous voulez des explications plus scientifiques, vous pouvez lire cet article sur la respiration abdominale. Mais je suis sûr qu’au fond de vous, vous êtes conscient de ce que je raconte.

     Les fondamentaux de la méditation, du yoga, de la relaxation et même du sport sont basés sur une respiration profonde, complète, parfois appelée « respiration sacrée ».

     Alors comment faire pour revenir à une bonne respiration?

     La respiration idéale gonfle dans un premier temps le bas du ventre, puis le haut. En effet, la respiration thoracique n’est pas à exclure, elle complète la respiration abdominale. Respirer par le bas du ventre est une habitude à reprendre, et ce n’est pas évident… mais c’est peut-être ce qu’il y a de plus efficace pour calmer une angoisse.

     Un exercice qui m’aide beaucoup est de mettre une main sur le ventre, de respirer profondément par le nez en comptant 10, puis d’expirer en comptant 20 (vous pouvez adaptez, 5-10 par exemple). Le but est d’expirer vraiment tout l’air des poumons ce qui permet de chasser toutes les toxines (voir aussi l’article sur la puissance de l’expiration).

     Et on recommence une dizaine de fois, et ce plusieurs fois par jour. Forcez un peu lors de l’expiration, et laissez ensuite votre ventre se gonfler tout seul. Essayez vraiment de remplir vos poumons de bas vers le haut. Cet exercice de respiration abdominale est d’ailleurs à la base de la méditation.

     Cet exercice m’a permis de gérer mes crises d’angoisses et m’a rendu nettement plus serein. Ne le sous estimez pas, du fait qu’il paraisse si simple. Il est extrêmement efficace.

     Une astuce est de le faire un maximum de fois par jour, surtout si vous ne faites pas d’activités sportives. Pensez-y au réveil, devant un feu rouge, dans une file d’attente, devant la télé, avant de dormir… Avec 2 à 3 fois cinq minutes par jour, un mieux-être et une plus grande sérénité seront rapidement au rendez-vous.

     La respiration c’est la vie

     La respiration, c’est la vie. Et mal respirer, c’est mal vivre. Et croyez moi, si vous êtes sur mon blog, vous avez sûrement besoin de ré-apprendre à bien respirer. Moi-même je pratique tous les jours et ce n’est pas encore devenu automatique! Je continue à me surprendre en train de mal respirer…souvent.

     Enfin, j’ai toujours été mauvais élève, vous serez sûrement meilleurs que moi :).

     Souvenez-vous, je vous disais qu’il y avait 2 types de respiration: la respiration thoracique, et la respiration abdominale. Et bien en fait, ce n’est pas totalement vrai. Il y en a une troisième : la respiration claviculaire, soit la pire façon de respirer. C’est de cette façon que l’on respire lorsqu’on fait de l’hyperventilation, lors d’une crise d’angoisse par exemple. Hyperventiler consiste à respirer avec une tout petite partie de nos poumons (15%?). Rassurez-vous, tout le monde peut avec un peu d’entrainement ré-apprendre à contrôler sa respiration et ce même pendant une crise d’angoisse.

     Pour cela, nous devons pratiquer la respiration complète. Le plus souvent possible. Plus vous pratiquez, moins vous aurez de crises d’angoisses. Plus vous pratiquez, et plus vous saurez gérer l’angoisse et l’anxiété de manière générale.

     C’est quoi la respiration complète ?

     respiration complèteVoici un petit rappel des trois types de respiration et où elles se situent :

    •  Respiration claviculaire = respiration haute (épaules)
    • Respiration thoracique = respiration moyenne (thorax)
    • Respiration abdominale = respiration basse (ventre)

     La respiration complète, c’est l’ensemble de ces trois respirations réunies : 

     Respiration complète = Respiration abdominale + thoracique + claviculaire

     Respirer complètement, en gros, c’est apporter de l’air dans l’intégralité de nos poumons. C’est donc la façon idéale de respirer. Cela permet d’oxygéner plus efficacement nos cellules, et de libérer un plus grand nombre de toxines (et toxines dans le sang = stress = angoisse…).

     Donc en respirant complètement, on s’oxygène, on libère des toxines, donc on se détend. Mais tout cela arrive seulement si on pratique :), alors voici comment faire :

     Exercices simples de respiration profonde

     Vous pouvez faire cet exercice partout. Les deux points à respecter sont de garder le dos bien droit, et de respirer par le nez.

     Objectifs de ces exercices de respiration ?  Ces exercices ont 3 objectifs:
    - Vous faire prendre conscience des 3 différentes respirations
    – Vous apprendre à contrôler votre respiration
    – Diminuer l’angoisse et vous détendre intensément :)

    Symptômes? Si en faisant l’exercice, vous avez des vertiges et la tête qui tourne un peu, c’est normal. Passer d’une respiration haute à une respiration basse entraine une modification du taux de dioxyde de carbone dans le sang. Persévérez et la détente viendra remplacer ces symptômes.

     Exercice 1 : prendre conscience des trois sections de la respiration complète

     Tenez vous bien droit, et imaginez que vos poumons sont divisés en 3 sections, comme sur le schéma ci-dessus

     1 – Respirez une première fois pour remplir la partie haute, celle des épaules
    Puis prenez conscience de ce qui se passe en vous (détente? stress?…)

     2 – Respirez une deuxième fois pour remplir la partie du milieu, celle du thorax
    Puis à nouveau prenez conscience de se qui se passe en vous (détente? stress?…)

     3 – Respirez une dernière fois pour remplir la partie basse, celle du ventre.
    Vous aurez sans doutes remarqué que la respiration ventrale est la meilleure, celle qui permet le plus de se détendre.

     Exercice 2: Pratiquer la respiration complète

     C’est celui-ci que vous devez pratiquer le plus souvent possible! Allongé, assis ou debout, le dos droit:

     respiration complète

     1 – A l’inspiration: faire une inspiration par le nez, en 3 étapes

     Etape 1 – Abaissez le diaphragme en gonflant le ventre.
    Etape 2 – Diriger l’air vers le milieu des poumons en ouvrant les côtes et en soulevant légèrement la poitrine.
    Etape 3 – Terminez l’inspiration en dirigeant l’air vers les épaules et en les soulevant légèrement.

     2 – Gardez l’air quelques secondes.

     Plus vous deviendrez à l’aise, et plus vous pourrez le garder longtemps. C’est à ce moment que vous pouvez être un peu étourdi et même avoir le coeur qui accélère un peu : pas de panique, c’est normal :) Ca veut dire que vous n’aviez vraiment plus l’habitude de bien respirer !

     3 – A l’expiration: Faites une expiration par le nez en 3 étapes

     Etape 1 – Commencez l’expiration en laissant tomber les épaules
    Etape 2 – Puis continuez en laissant les côtes revenir en place
    Etape 3 – Enfin finissez l’expiration en rentrant le ventre, puis en le faisant remonter légèrement afin de bien expulser tout l’air.

     Ici, il est important de forcer un peu lors de l’expiration afin d’expulser un maximum d’air possible. L’expiration doit durer plus longtemps que l’inspiration.

     Puis revenez à l’étape 1 et reprenez. Normalement, si vous avez expiré correctement, en forçant un petit peu, vous pouvez laisser votre ventre se gonfler tout seul, sans forcer, et diriger l’air vers le bas, le milieu, puis le haut.

     Comment savoir si vous faites bien l’exercice? Si l’exercice vous calme, vous détend, que vous avez des petits gargouillements, que vous sentez vos muscles se relâcher…c’est que vous faites l’exercice correctement :)

     Combien de fois? Je ne vais pas vous dire « faites le 5, 10, 15, 20 fois… », mais faites le aussi souvent que vous le pouvez (et vous pouvez le faire souvent car vous pouvez le faire partout…donc aucune excuse possible). Comme pour un sport, plus vous en faites, et plus vous ressentirez vite les bienfaits et plus ces bienfaits seront présents sur le long terme. Et plus vous le faites, et plus cela redeviendra automatique. En tout cas, il vaut mieux faire cet exercice 3 fois par jour pendant 30 secondes, que 1 seule fois 1 minute 30.

     

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  • Parmi les êtres qui me fascinent se trouve Jean Baptiste, le précurseur de Jésus. Voici un article qui s'y rapporte, sur le mythe de Salomé. Paix à vous !

    Le mythe de Salomé a été, nous le savons, une inspiration constante pour les peintres, les poètes et les musiciens occidentaux. Nous nous proposons ici de revenir à la source, c'est-à-dire aux textes bibliques qui ont fondé la légende et suscité par la suite tant d'œuvres de création. L'occasion nous est ainsi donnée de démontrer qu'un épisode simplement esquissé dans les Écritures a pu, tout d'abord dans un but de mise en garde et d'éducation des masses puis pour servir le génie créateur de quelques uns des plus grands écrivains du XIXe siècle, se transformer en l'un des mythes les plus troublants de notre civilisation, symbole de la féminité orientale à la fois envoûtante et lascive, capable d'alimenter tous les fantasmes.

    Il nous paraît utile dans un premier temps de situer les principaux protagonistes du drame. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, était le fils d'Hérode le Grand, le sinistre despote qui avait reçu les rois Mages et ordonné ensuite le massacre des Saints Innocents. Bien différent de son père, c'était un roi qui, selon l'historien romain Flavius Joséphe, aimait la tranquillité. Ce n'était pas pour autant un agneau et Saint Luc le décrivait même plutôt comme un renard. 

    Selon la tradition chrétienne, Hérode fit arrêter le prophète Jean-Baptiste car celui-ci dénonçait son adultère et proclamait qu'il ne lui était pas permis de prendre pour femme Hérodiade, l'épouse de son propre frère. C'est ainsi qu'on peut lire dans l'Evangile selon Saint Luc (III, 19-20) :

    Mais Hérode, le tétrarque, prouvé coupable par lui au sujet d'Hérodiade, la femme de son frère, et de tous les méfaits qu'Hérode avait commis, ajouta encore à tous celui de faire enfermer Jean en prison.

    Pour Flavius Joséphe cependant, les raisons étaient tout autres : Hérode redoutait en fait que Jean profitât de son ascendant sur les foules fascinées par son discours pour les entraîner à la révolte. Le prophète resta enfermé dix mois mais le tétrarque veillait sur sa vie. Il semble en effet qu'Hérode, dans un premier temps, ait entretenu vis à vis du prophète une attitude assez ambiguë, s'efforçant de la protéger en dépit de la gêne que sa présence pouvait lui occasionner. Après l'avoir fait mettre en prison, il venait fréquemment s'entretenir avec lui et, selon les textes, ressortait de ces entretiens un étonnant mélange de plaisir et de perplexité. Jean-Baptiste avait en revanche suscité la haine féroce d'Hérodiade en condamnant sa conduite au nom de la loi juive qui interdisait d'épouser la femme de son frère. Il faut dire que, petite-fille d'Hérode le Grand, Hérodiade était tout à la fois la nièce d'Hérode Antipas et sa belle-sœur, et que pour l'épouser, il avait dû non seulement la faire divorcer mais aussi répudier sa propre femme...

    Ce n'est en définitive qu'aux alentours du mois de mars 29 que le prophète fut mis à mort, dans la citadelle de Machaerous, au bord de la Mer Noire. Tout ceci remet sérieusement en cause la thèse politique puisque l'on imagine mal, face à un risque de sédition, le souverain surseoir aussi longtemps à l'exécution. Le prophète aurait-il donc été victime de la rancune tenace d'Hérodiade ? Examinons ici les textes bibliques.

    L'épisode de la décollation de Jean-Baptiste, comprenant le récit de la danse de Salomé, n'est mentionné que par deux des quatre évangélistes, Matthieu et Marc, et leur récit se révèle assez succinct. Citons d'abord Matthieu (XIV, 1-12) :

    En ce temps-là, le tétrarque Hérode apprit la renommée de Jésus et dit à ses familiers : "C'est Jean-Baptiste! Il est ressuscité des morts ; voilà pourquoi se manifeste en lui le pouvoir des miracles".

    En effet, Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et jeter en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe ; car Jean lui disait : "Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme". Hérode aurait bien voulu le faire mourir, mais il avait peur de la foule qui tenait Jean pour un prophète.

    Or, quand vint l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade entra, dansa en public et plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Elle répondit, à l'instigation de sa mère: "Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste". Le roi en fut attristé ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner et envoya décapiter Jean dans sa prison. Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean vinrent prendre le cadavre et l'ensevelirent ; puis ils allèrent informer Jésus.

    On notera que le nom de Salomé n'est pas même mentionné ici et que la jeune fille n'apparaît dans ce récit que comme le pâle instrument de la vengeance de sa mère. Elle semble tout aussi incolore et manipulée chez Marc (VI, 14-29) :

    Le roi Hérode entendit parler de Jésus, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : "C'est Jean-Baptiste ressuscité d'entre les morts ; voilà pourquoi se manifeste en lui le pouvoir des miracles". D'autres disaient : "C'est Elie". D'autres encore : "C'est un prophète comme les autres prophètes". Entendant ces mots, Hérode disait : "C'est Jean que j'ai fait décapiter. Il est ressuscité".

    En effet, Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait charger de chaînes et jeté en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée. Car Jean disait à Hérode : "Il ne t'es pas permis d'avoir la femme de ton frère". Ainsi Hérodiade le haïssait-elle et elle aurait bien voulu le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas, car Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et sain, et il le protégeait. Quand il l'avait entendu, il restait fort perplexe, et cependant il l'écoutait avec plaisir.

    Mais vint un jour propice, lorsque Hérode, pour son anniversaire, donnait un banquet à ses dignitaires, à ses officiers et aux notables de Galilée. La fille d'Hérodiade entra, dansa et plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit alors à la jeune fille : "Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai". Et il lui en fit serment : "Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume". Elle sortit donc et dit à sa mère : "Que dois je demander ?". Celle-ci répondit : "La tête de Jean-Baptiste". En toute hâte, elle revint auprès du roi et lui fit cette demande : "Je veux qu'à l'instant tu me donnes sur un plat la tête de Jean-Baptiste". Le roi fut contristé, mais à cause de son serment et des convives, il ne voulut pas refuser. Et aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Celui-ci alla le décapiter dans sa prison, puis il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille et la jeune fille la donna à sa mère. A cette nouvelle, les disciples de Jean vinrent prendre son cadavre et le mirent au tombeau.

    On le voit, le récit est laconique et peut se résumer ainsi : le jour de l'anniversaire d'Hérode, la fille (anonyme) d'Hérodiade dansa et plut au tétrarque. Il s'engagea à lui donner tout ce qu'elle exigerait. A l'instigation de sa mère, elle réclama la tête de Jean-Baptiste sur un plat et l'obtint. On notera qu'on ne trouve ici aucune imagerie : la princesse n'est qu'une pâle silhouette, manipulée par sa mère ; nous ne connaissons ni son nom ni son âge ; elle n'a sans doute jamais rencontré le prophète auparavant et donc elle n'a pas été susceptible de succomber à l'attrait de sa parole (de même qu'il n'est nullement question de la citerne de Jean). Celle que l'on n'a pas encore identifiée comme Salomé n'est donc ici, comme l'a écrit Elizabeth Antébi, que "pur instrument innocent" et le crime est, en ce qui la concerne, dénué de toute préméditation.

    Il est fort possible que cet épisode biblique ait été au moins partiellement inspiré par les récits des chroniqueurs romains. Flavius Joséphe, l'historien du peuple juif, a mentionné l'exécution en la présentant donc comme un crime politique et il fut surtout le premier à nommer Salomé. Le personnage se dote dès lors d'une biographie puisque nous savons que Salomé, fille d'Hérodiade et de son premier époux Hérode Philippe, épousa son oncle Philippe, tétrarque de l'Iturée, puis le roi de la Petite Arménie, Aristobule III, qui lui donna trois garçons. Elle mourut en 72 et il est donc probable qu'au moment de la décapitation de Jean Baptiste, elle était très jeune encore.

    Pour autant, le mythe n'est pas encore créé et l'Histoire commence à tousser : il est peu vraisemblable en effet selon les spécialistes qu'une princesse ait pu danser seule devant un banquet d'hommes, ceci étant contraire aux usages supposés de la cour de Galilée, quand bien même il s'agirait comme l'affirme Renan dans sa Vie de Jésus d'une danse de caractère "qu'on ne considère pas en Syrie comme messéante à une personne distinguée". Le mythe de Salomé semble être avant tout l'œuvre des Pères et des Docteurs de l'Eglise qui ajoutèrent au récit des détails chorégraphiques destinés à inspirer aux croyants le dégoût de la danse en même temps que celui de la séduction féminine. Dans un but très clair d'éducation des masses, il était nécessaire que la princesse apparaisse impudique, cruelle et lascive. Saint Ambroise, par exemple, l'un des grands moralistes chrétiens du IVe siècle, se fit un devoir de préciser que la danse dévoilait "les parties de son corps que les mœurs apprennent à cacher". Quelle horreur cela devait-il inspirer aux consciences chrétiennes du Moyen-Age ! 

    Le mythe avait pris son envol mais allait s'enrichir au XIXe siècle chez les auteurs germaniques de l'amour de Salomé pour Jean-Baptiste et du scandaleux baiser à la tête coupée, avant qu'Oscar Wilde n'invente l'expression de la Danse des sept voiles, mais je laisse à Camille de Rijck le soin de détailler ces diverses sources littéraires.

    Pour terminer, il paraît également intéressant d'envisager, comme l'a fait Mireille Dottin-Orsini, Salomé comme un instrument nécessaire à l'accomplissement de la prophétie. Pour permettre l'avènement de Jésus, il était nécessaire que celui qui avait été son annonciateur et qui possédait un ascendant considérable sur les masses, disparaisse. Jean-Baptiste l'avait lui-même annoncé : "Il faut qu'il croisse et que je diminue". Salomé, dans cette optique, aurait simplement joué son rôle dans l'accomplissement des Ecritures, comme allait le faire un autre réprouvé, Judas...

    Source : http://www.forumopera.com/v1/opera%20no11/salome/01.htm

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