• Le premier jour de l'an

    Les sept jours frappent à la porte.
    Chacun d'eux vous dit: Lève-toi!
    Soufflant le chaud, soufflant le froid,
    Soufflant des temps de toutes sortes,
    Quatre saisons et leur escorte
    Se partagent les douze mois.
    Au bout de l'an, le vieux portier
    Ouvre toute grande la porte
    Et d'une voix beaucoup plus forte
    Crie à tous vent: Premier Janvier !

    Et pour ne pas oublier la magie des cadeaux :

    Trois anges sont venus ce soir

    Trois anges sont venus ce soir M'apporter de bien belles choses

    L'un d'eux avait un encensoir L'autre avait un chapeau de roses Et le troisième avait en mains Une robe toute fleurie De perles d'or et de jasmin

    Comme en a Madame Marie

    Noël, Noël, nous venons du ciel T'apporter ce que tu désires

    Car le Bon Dieu au fond du ciel bleu Est chagrin lorsque tu soupires

    Veux-tu le bel encensoir d'or Ou la rose éclose en couronne

    Veux-tu la robe ou bien encore Un collier où l'argent fleuronne

    Veux-tu des fruits du ParadisOu du blé des célestes granges Où comme les bergers jadis

    Veux-tu voir Jésus dans ses langes Noël, Noël, retournez au ciel

    Mes beaux anges à l'instant même Dans le ciel bleu, demandez à Dieu Le bonheur pour celui que j'aime.

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Extrait de Gitanjali (l'Offrande lyrique), son autre oeuvre poétique importante

    Laisse subsister ce peu de moi par quoi,

    je puisse te nommer mon tout.

    Laisse subister ce peu de ma volonté par

    quoi je puisse te sentir de tous cotés,

    et venir à toi en toutes choses, et t'offrir

    mon amour à tout moment.

    Laisse seulement subsister ce peu de moi

    par quoi je puisse jamais te cacher.

    Laisse seulement cette petite attache

    subsister par quoi je suis relié à ta volonté,

    et par où ton dessein se transmet dans ma vie : c'est l'attache de ton amour.

     Source = http://www.couleur-indienne.net/Rabindranath-TAGORE-le-plus-grand-poete-Indien_a23.html

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Bonjour,

    Il est rare d'entendre parler de la sagesse africaine. Ayant des racines au Mali, j'ai eu grand plaisir à lire le texte qui suit, d'un griot, ce genre d'homme qui allait de village en village, donner les nouvelles, apaiser les esprits, transmettre des histoires... 

    1 – Dans le monde humain, le temps est trois,
    Le temps de dire,
    Le temps de faire,
    Le temps de voir.
    Ainsi, quand vient le jour où ta parole est à dire,
    Annonce !
    Quand vient le jour où l’affaire doit être faite,
    Agis !
    Et quand vient le jour d’examiner tout ça,
    Alors fais les comptes !
    Le monde humain, ce sont ces trois temps là.

    2 – Depuis que le monde fut établi par Dieu,
    Trois valent mieux que trois.
    Quels trois ? 
    Dieu a établi la beauté, puis le charme qui vaut mieux qu’elle,
    Car bien des gens sont beaux, mais sans séduire.
    Il a établi le courage, puis la gloire qui vaut mieux que le courage,
    Car bien des gens sont courageux, mais sans renom.
    Il a établi la richesse, puis la largesse qui vaut mieux qu’elle,
    Car bien des gens possèdent la fortune, mais sans être généreux.

    3 – Trois et trois ne s’accordent pas.
    Depuis que le monde fut établi par Dieu,
    Le solliciteur et le méchant ne s’accordent pas,
    Le croyant et le païen ne s’accordent pas,
    Les deux femmes d’un seul homme, elles non plus ne s’accordent pas.
    Donne ta seconde épouse à la première pour qu’elle la vende au marché,
    Même si elle ne trouve pas d’acheteur, au moment de rentrer, elle l’aura laissée à crédit.

    4 – Trois l’emporte sur trois.
    Depuis que ce monde fut établi par Dieu, les puissants l’emportent sur les pauvres,
    Les riches l’emportent sur les puissants,
    et les enfants qui appellent la bénédiction l’emportent sur les enfants maudits.
    C’est ainsi qu’on dit jusqu’à présent :
    Trois l’emporte sur trois,
    Trois valent mieux que trois,
    Trois et trois ne s’accordent pas.

    5 – Si tu marches en rêvant, que ton pied heurte une pierre, qu’il s’y blesse, tu peux dire : ça s’est fait par hasard.
    Mais dans ce monde humain, il est quatre par hasard qui ne disent jamais la vérité.
    Quels quatre ?
    L’humain ne repousse pas l’humain par hasard.
    L’humain ne s’attache pas à l’humain par hasard.
    Quand il s’est attaché, l’humain ne rompt pas par hasard.
    Et le vieillard qui lave son pantalon dans la nuit, lui non plus ne fait pas ça par hasard.
    C’est ainsi qu’on parle, dans les causeries nocturnes, des quatre par hasard.

    6 – Si quelqu’un t’offre un présent, que ce soit en public,
    Que le présent passe de main en main,
    Que chacun le touche,
    Que chacun le voie,
    Que tous bénissent ton bienfaiteur.
    Pourquoi ?
    Parce que ta richesse est quatre.
    La maison que ton père t’a laissé est à toi.
Les gens connaissaient ton père et ils savent.
    Le grain que tu as moissonné par ton travail est à toi.
    Les gens t’ont vu au champ et ils savent.
    L’argent que tu as gagné par ton commerce est à toi.
Les gens savent parce que tous vont au marché et t’y voient.
    Le présent aussi, le présent qu’on t’a fait est passé de main en main, et nous savons.
    Mais si tu détiens une richesse dont nul ne sait rien,
    Le soupçon s’installera dans les âmes, la jalousie entrera dans les cœurs, et la concorde en sera troublée.
    Or le pays repose sur la concorde.

    7 – Si tu trébuches, si tu tombes, souhaite qu’il y ait quelqu’un pour rire de ta chute.
    Si personne ne rit de ta chute, c’est qu’elle est grave.
    Une chute grave, c’est quoi ?
    C’est une chute dont on ne peut se relever.

    8 – Nous venons au monde entre des mains humaines
    Nous nous en allons entre des mains humaines
    L’humain ne se fait pas humain sans compagnie humaine.
    L’humain ne se fait pas humain à son insu.
    C’est pour cela qu’on dit :
    L’ultime remède de l’être humain,
    C’est son prochain.

    9 – Rien ne se fait de rien
    Rien ne se fait sans cause.
    Si rien ne s’était fait,
    Rien ne se ferait.
    C’est dit, donc ça sera
    C’est fait, ça se dira.

    Car le monde est ainsi fait.

    10 – Si tu as entendu : noir,
    Comprends : ténèbre
    Si tu as entendu : ténèbre,
    Comprends : mystère.
    Le lieu d’où tout vient,
    Le lieu où tout va,
    Mystère !
    Car le monde est ténèbre,
    Ténèbre inconnaissable,
    Le monde est mystère,
    Mystère impénétrable.

    11 – La vie est de partir
    Jusqu’à ce qui n’a pas à partir,
    Le sans limite
    L’incréé

    12 – Après qu’il eut achevé son œuvre,
    Le Dieu créateur dit au monde : maintenant, enfante  pour toi-même !
    Le monde enfanta par dix fois :
    Cinq couples de jumeaux.
    Il établit ainsi le mariage et la confiance,
    Il établit l’entente fraternelle et  la compassion,
    Il établit l’amitié et le secret des confidences,
    Il établit la connaissance et la foi,
    Il établit  le règne et la droiture.
    Depuis, le monde existe avec ces dix-là dans sa main.

    13 – La mort n’épargne personne,
    Même si tu vis dans les délices.
    La mort n’épargne personne :
    Ce savoir est un grand savoir

    Mon maître, je ne crains pas la mort,
    La mort ne peut rien contre la renommée.
    Père, ce que je crains,
    C’est la trahison,
    Car le traître n’est le parent de personne.

    14 – Connaître les dangers de l’eau
    Vaut mieux que connaître l’usage du cheval
    Et se connaître soi-même
    Vaut mieux que tout.

    Se connaître soi-même,
    C’est la porte de l’humanité et c’est grand !

    15 – O grand arbre !
    O grand arbre !
    Le grand arbre tombe
    En retrouver un bon n’est pas facile.
    Les grands hommes sont des grands arbres
    Le grand arbre tombe
    En retrouver un bon n’est pas facile.

    Source : https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/2015/08/04/sagesses-du-mali/

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Si jamais tes yeux s’ouvrent et que le monde a changé

    Si jamais tu aimes tout ce que tu voies

    Si jamais les hommes te semblent améliorés

    Si jamais tu sens toutes les odeurs avec joie

     

    Si jamais ton cœur bat et que c’est comme le feu

    Si jamais tu vois le ciel alors qu’il pleut

    Et que tu sens le soleil sur ta peau de bébé

     

    Si jamais ta vie devient un rêve

    Et que tu rêves ta vie avec bien présent ton esprit

    C’est qu’une porte s’est ouverte

    Et la liberté qui t’est offerte

     

    Si jamais tu la prends,

    Si jamais tu l’acceptes

     

    Pour toi un nouveau jour

    Où tu donneras l’amour

    Et tes yeux pourront voir que le monde a changé

    Et tes yeux pourront voir qu’il s’est amélioré ;

     

    Par Clereve CC

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Un petit poeme pour avancer ? Je vous souhaite une belle soiréeDeviens un artisan de ton âme

    Fais de ta vie une œuvre d’art.
    Que chaque instant de ce présent si précieux,
    Soit habillé de tes plus belles pensées,
    De tes actes les plus nobles.

     Fais de ta vie un hymne à la joie,
    Pénètres au plus profond de la matière,
    Et fécondes l’obscurité de pensées lumineuses,
    De fleurs de pensées afin d’ensemencer monde intérieur et extérieur.

    Sème les graines de ta destinée,
    D’une main heureuse,
    D’une main amoureuse,
    D’une main confiante, humble et généreuse.

    Qu’au travers de tes expériences terrestres,
    Puisses-tu faire vibrer ton âme,
    Telle une harpe céleste,
    Afin qu’elle prenne corps et s’exprime au sein même de la terre.

     Fais de ta vie une œuvre d’art,
    Et communique ton œuvre dans la matière,
    Matérialise les Idées célestes,
    Idéalise la matière terrestre.

    Que chacun de tes gestes,
    Que chacune de tes actions, de tes pensées,
    Portent en elles le sceau de ton âme,
    Et fleurisse dans l’Amour de l’éternel présent.

    Fais de tes rêves de lumière une réalité sans frontière,
    Sans préjugé, ni attache.
    Détaches-toi du futile trop servile
    Et croit sans hésiter, lentement et sûrement,
    Dans l’Inconditionnel Amour du temps, ton plus beau présent.

     « L'arbre ne peut prendre racine qu’à la Source »

     Source: Alain Degoumois http://www.atlantide-research.com/ www.lespasseurs.com

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai compris qu’en toutes circonstances,
    j’étais à la bonne place, au bon moment.
    Et alors, j’ai pu me relaxer.
    Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
    n’étaient rien d’autre qu’un signal
    lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
    Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    J’ai cessé de vouloir une vie différente
    et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
    contribue à ma croissance personnelle.
    Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai commencé à percevoir l’abus
    dans le fait de forcer une situation ou une personne,
    dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
    sachant très bien que ni la personne ni moi-même
    ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
    Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
    personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
    Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
    Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
    et j’ai arrêté de faire de grands plans,
    j’ai abandonné les méga-projets du futur.
    Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
    quand cela me plait et à mon rythme.
    Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
    et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
    Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
    Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
    Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
    Et cela s’appelle… la Plénitude.

    Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
    j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
    Mais si je la mets au service de mon cœur,
    elle devient une alliée très précieuse !
    Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

    Kim et Alison McMillen (“When I Loved Myself Enough”, St. Martin's Press)

    Ce texte est souvent attribué à Charles Spencer Chaplin Junior, dit Charlie Chaplin (1889 – 1977).

    Un hommage au passage !

    En 1954, il reçoit le prix international de la paix délivré par le Conseil Mondial de la paix. Il donne alors deux millions de Francs reçus à l'Abbé Pierre pour Emmaüs à la suite de son appel de l’hivers 1954. Il déclare à cette occasion : « je ne les donne pas, je les rends. Ils appartiennent au vagabond que j'ai été et que j'ai incarné. ».

    Sources de l’article :

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique