• Invictus : pensées vers Madiba, Monsieur Mandela

    Invictus (William Henley)

    Dans les ténèbres qui m’enserrent,
    Noires comme un puits où l’on se noie,
    Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
    Pour mon âme invincible et fière,

    Dans de cruelles circonstances,
    Je n’ai ni gémi ni pleuré,
    Meurtri par cette existence,
    Je suis debout bien que blessé,

    En ce lieu de colère et de pleurs,
    Se profile l’ombre de la mort,
    Et je ne sais ce que me réserve le sort,
    Mais je suis et je resterai sans peur,

    Aussi étroit soit le chemin,
    Nombreux les châtiments infâmes,
    Je suis le maître de mon destin,
    Je suis le capitaine de mon âme.

    Traduction d'après la VF du film Invictus

    Commentaires

    « Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible »1 et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance à la douleur consécutive à son amputation.

    Lorsque le texte est écrit, William Henley a vingt-cinq ans. Il survivra à son opération et vivra avec un seul pied jusqu'à l'âge de cinquante-trois ans. Ce poème est publié pour la première fois en  1888 dans un recueil d'Henley, au sein d'une série de quatre textes sur la vie et la mort.

    Ce poème joue un grand rôle dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d'incarcération à Robben Island », dans une cellule de 9m² durant près de 18 ans. Le film « invictus » portant sur un ‘épisode’ de sa présidence, sorti en 2009, porte le titre de ce poème. 

    Autre traduction du poème ( extraite de la série Les Frères Scott en version française)

    Dans la nuit qui m'environne,
    Dans les ténèbres qui m'enserrent,
    Je loue les dieux qui me donnent une âme
    A la fois, noble et fière.

    Prisonnier de ma situation,
    Je ne veux pas me rebeller.
    Meurtri par les tribulations,
    Je suis debout, bien que blessé.

    En ce lieu d'opprobre et de pleurs,
    Je ne vois qu'horreur et ombres.
    Les années s'annoncent sombres,
    Mais je ne connaîtrai pas la peur.

    Aussi étroit que soit le chemin,
    Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme;
    Je suis le maître de mon destin,
    Le capitaine de mon âme.

    Texte original

    Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
    I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

    In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud.
    Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbowed.

    Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
    And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

    It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
    I am the master of my fate:
    I am the captain of my soul.

     

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