• La parole Bonjour. Sur ce blog, se trouve un texte de Socrate, nommé les 3 tamis*, et évoquant les qualités de la parole, des mots, du verbe. Un autre article porte que la communication pacifiée au sein de la société.

    Je suis heureuse de vous présenter ici des textes qui portent sur la valeur de la parole. Je ne les commente pas davantage parce qu’il me semble que tout commentaire est superflu.

    Extraits de Khalil Gibran «  Le prophète »

     «  Un lettré demanda : Que nous diras tu de la parole ?

    Il répondit ainsi :

    Vous parlez lorsque vous cessez d’être en paix avec vos pensées ;

    Et quand vous ne pouvez demeurer plus longtemps dans la solitude de votre cœur, vous vivez sur vos lèvres. Le son de votre voix devient alors divertissement et passe temps.

    Et dans une grande part de vos propos, la pensée gît à demi assassinée.

    Car la pensée est oiseau d’espace qui dans la cage des mots peut déployer ses ailes, mais non d’envoler.

    Il y a parmi vous ceux qui recherchent les bavards pour ne pas être seuls.

    Le silence de l’isolement leur montre la nudité de leur être et ils voudraient s’échapper.

    Il y a  ceux qui parlent, et sans préméditation aucune et sans en être conscients, divulguent une vérité qu’eux même ne comprennent pas.

    Enfin il y a ceux qui possèdent la vérité intérieurement mais ne l’expriment pas avec les mots.

    C’est en leur sein que l’esprit réside, dans un silence cadencé.

    Lorsque vous rencontrez votre ami au bord de la route ou sur la place du marché, laissez l’esprit en vous remuer vos lèvres et diriger votre langue.  

    Laissez la voix cachée en votre voix murmurer à l’oreille de son oreille ;

    Car son âme retiendra la vérité de son votre cœur comme on se souvient du goût du vin,

    Quand la couleur est oubliée et que la coupe n’existe plus. »

     Extraits de la Bible

     

    "Au commencement était le Verbe et le Verbe était Un avec Dieu"

    « Evangile de Jean »

    Au commencement était le Verbe
    et le Verbe était tourné vers Dieu,
    et le Verbe était Dieu.
    Il était au commencement tourné vers Dieu.
    Tout fut par lui, et rien de ce qui fut ne fut sans lui.
    En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
    et la lumière brille dans les ténèbres,
    et les ténèbres ne l'ont pas comprise.
    (…)
    Le Verbe était la vraie lumière, qui, en venant dans le monde,
    illumine tout homme
    Il était dans le monde, et le monde fut par lui,
    mais le monde ne l'a pas reconnu.
    Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu.

    Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom,
    il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
    (…)
    Et le Verbe s'est fait chair et il a planté sa tente parmi nous, (…)

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  • Sagesse Amérindienne : Prière ojibwaPrière ojibwa

    Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.

    Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants ; je suis faible... je suis petit... j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.

    Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.

    Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées, et rends mes oreilles fines pour qu’elles puissent entendre ta voix.

    Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.

    Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères, mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.

    Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit.

    Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil, mon esprit pourra venir à toi sans honte.

    Soyez heureux !

    Source du poeme : http://philosophie-poeme.kazeo.com/paroles-indiennes/

     

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  • La voie de la sainteté : extraits du livre de Job dans la BibleNous avons vu des extraits du Tao cette semaine. Voici une autre lecture sur la sagesse, cette fois ci extraite de la Bible.

    « Mais la sagesse, où se trouve t-elle ?
    Où est la demeure de l’intelligence ?
    L’homme n’en connaît point le prix ;
    Elle ne se trouve pas dans la terre des vivants.
    L’abîme dit : elle n’est point en moi ;
    Et la mer dit : elle n’est point en moi ;
    Elle ne se donne pas contre de l’or pur,
    Elle ne s’achète pas au poids de l’argent ;
    (…)
    D’où vient donc la sagesse ?
    Où est la demeure de l’intelligence ?
    Elle est cachée aux yeux de tout vivant,
    Elle est cachée aux oiseaux du ciel,
    Le gouffre et la mort disent :
    Nous en avons entendu parler.
    C’est Dieu qui en sait le chemin,
    C’est lui qui en connaît la demeure,
    Car Il voit jusqu’aux extrémités de la terre,
    Il aperçoit tout sous les cieux.
    Quand Il régla le poids du vent,
    Et qu’Il fixa la mesure des eaux,
    Quand Il donna des lois à la pluie,
    Et qu’Il traça la route de l’éclair et du tonnerre,
    Alors Il vit la sagesse et la manifesta,
    Il en posa les fondements et la mis à l’épreuve,
    Puis Il dit à l’homme :
    Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse,
    S’éloigner du mal, c’est l’intelligence. »

     Je vous souhaite un BON JOUR de repos !

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  • Le saint dans un monde dual : une possible méditation sur le 2 aussi ! Extrait du Tao-Tö KingBonjour.

    Un post précédent était consacré à saint François d’Assise (*). Voici quelques paroles du Tao-Tö Ling concernant les caractéristique d'un saint.

    Mais avant, petit rappel sur cette tradition.

     Lao Tseu  (570 – 490 avant JC)

    La philosophie du maître vénérable Lao-tseu est monothéiste, considérant qu’avant la naissance de l’univers, il y avait quelque chose d’indéterminé, d’indépendant, d’inaltérable. Ce principe premier, à l’origine du monde, est le Tao.

    Je vous propose de revenir sur l’histoire de ce maître en fin d’article.

     Extraits

     « Le saint n’a pas d’esprit propre. (…)
    Etre bon à l’égard des bons
    Et bon aussi envers ceux qui ne le sont pas,
    C’est posséder la bonté même.
    Avoir
    confiance en des hommes de confiance
    Et aussi en ceux qui ne le sont pas,
    C’est posséder la confiance même. (…)
    Le saint unifie les esprits du monde. » (chapitre 49)

    « Le saint se garde d’amasser ;
    en se dévouant à autrui, il s’enrichit,
    après avoir tout donner, il possède encore davantage. » (chapitre 81)

     Et puis…

    « (…) l’être et le néant s’engendrent.
    Le facile et le difficile se parfont.
    Le long et le court se forment l’un par l’autre.
    Le haut et le bas se touchent.
    La voie et le son s’harmonisent.
    L’avant et l’après se suivent. (… )
    Il (le saint) produit sans s’approprier,
    Il agit sans rien attendre,
    Son œuvre accomplit, il ne s’y attache pas » (chapitre 2)

     « (…) Le saint n’entreprend rien de grand
    Et peut ainsi parfaire sa propre grandeur » (chapitre 63)

     La vie de Lao Tseu

    Lao-Tse ou Lao-tseu est un philosophe chinois, qui a fortement inspiré le taoïsme. Nous ne possédons que peu de renseignements sur son histoire.

    Lao-tseu n'est qu'un surnom qui signifie, suivant l'interprétation la plus vulgaire, le vieil enfant : sa mère l'aurait en effet porté soixante-douze ans dans son sein et il serait né avec les cheveux tout blancs.

    La fin de la vie de Lao-tseu est parfois décrite ainsi : il  renonça à la charge qu'il occupait à la cour des Tchéou pour aller vivre dans la retraite; à son arrivée à une passe célèbre du Ho-nan, il fut retenu quelque temps par le gardien de ce passage, Yn Hi, à la requête de qui il écrivit un livre en deux parties dans lequel il traitait, en cinq mille mots environ, de la Voie et de la Vertu; telle aurait été l'origine du fameux ouvrage intitulé Tao-te-king, dont je viens de vous présenter des extraits.

    Puis le sage s'éloigna et personne n'a pu connaître où ni quand il mourut. Les bouddhistes chinois ont recueilli précieusement cette vague indication : pour eux, Lao-tseu s'est rendu dans les pays d'Occident et que c'étaient ses doctrines qui avaient donné naissance en Inde au bouddhisme lui-même.

    Le tao est cette entité mystérieuse de laquelle tout émane, qui est antérieur à toute chose, qu'on ne peut exprimer par aucun mot ; en l'appelant le tao, la « voie », on ne fait que symboliser son action ; elle est ce qui imprime aux êtres la direction suivant laquelle ils se développent ; elle est au fond ce qui cause leur marche en avant ; elle est le principe même de leur évolution. (www.cosmovisions.com)

     Et encore tellement d’autres choses… Bonne inspiration à vous.

    * Référence à l’article « Saint françois » En accès dans le thème 'Grands Etres - Symboles - Archétypes' mars 2013

    L'image de Lao-Tseu de suspend-ton-vol.over-blog.com

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  • Bonjour.

    En cette période de semaine sainte catholique, saint François d’Assise est la figure même de la conversion sans compromis. Rappels à propos de ce grand saint :

    L’actualité

    Le 13.03.2013, un nouveau pape a été élu au Vatican, en succession de Benoît XVI. Premier pape non européen de l’histoire moderne, le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio a choisi le nom de François en référence à saint François d’Assise.

    Les ordres

    Il est le fondateur de 3 ordres : les frères franciscains, les sœurs clarisses du nom de leur première « engagée », Claire Favarone et un troisième ordre, pour les laïcs, appelé aujourd'hui "la Fraternité séculière."

    Son histoire

    Né à Assise (en Italie) en 1181, d'où l'appellation "François d'Assise", le nom de famille de François est Bernardone.

    Il est né de Pietro (Pierre), commerçant, et de Pica. Dans sa famille riche, il vit une enfance et une jeunesse dorée, qui le prépare tout naturellement à prendre la succession de son père. Mais il rêve de devenir chevalier et part à la guerre entre Assise et Pérouse « où il est fait prisonnier et souffre de maladie.

    Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse »

    « Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire: "Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître?" C'est pour lui le début d'une nouvelle existence. Rentré à Assise, il se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans.

    Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire: "Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines." Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque.

    Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que celui qui est aux cieux.

    Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des disciples. Appliquant l'Évangile à la lettre, il parcourt la campagne, » vêtu de l’habit du pauvre de l’époque, pieds nus et un vêtement gris ceint d’une corde à la taille, en annonçant : "Que le Seigneur vous donne sa paix."

    « Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil... ».

    Ce respect infini de la nature en fait une figure de l’écologie, sous la forme d’un art de vivre et d’aimer.

    Vers la fin de sa vie, « il se retire sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix » et compose son « cantique des Créatures. Il meurt le 3 octobre 1226, "nu, sur la terre nue".

    Le pape Grégoire IX l'a canonisé en 1228. Jean Paul II l'a fait patron de l'écologie en 1979. Il inspire aussi les non-violents.

    Prière de Saint François d'Assise

    "Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, 
    Là où est la haine, que je mette l'amour. 
    Là où est l'offense, que je mette le pardon. 
    Là où est la discorde, que je mette l'union. 
    Là où est l'erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. 
    Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. 
    Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. 
    Là où est la tristesse, que je mette la joie. 
    O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, 
    à être compris qu'à comprendre, 
    à être aimé qu'à aimer. 
    Car c'est en se donnant qu'on reçoit, 
    c'est en s'oubliant qu'on se retrouve, 
    c'est en pardonnant qu'on est pardonné, 
    c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie." 

    Belle vie !

    Sources de l’article : 
    - La bonne nouvelle n°80, mars 2013
    - http://www.eglise.catholique.fr
    - http://www.franciscain.org
    - http://nominis.cef.fr
    - http://revue.shakti.pagesperso-orange.fr
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  • Les trois tamis de Socrate

     Quelqu’un vient un jour trouver Socrate et lui dit :

    Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment mon ami s’est conduit ?

    - Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer le test des 3 tamis.

    - Les 3 tamis ? 

    -  Le premier tamis est celui de LA VERITE. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

    - Non. J’en ai simplement entendu parler...

     - Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer en utilisant un autre tamis, celui de LA BONTE.

    Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

    - Ah non ! Au contraire.

    - Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain si elles sont vraies.

    Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste un tamis, celui de L’UTILITE.

    Est-il utile que tu m’apprennes ce que ton ami aurait fait ?

    - Non. Pas vraiment.

     - Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire?

    Cet article sera vrai, bon et utile pour vous.

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  • Chiara Luce Badano est une jeune italienne, décédée à l’âge de 18 ans en 1990 d’un cancer des os et béatifiée le 25 septembre 2010 à Rome.

    Vous pouvez découvrir son histoire à l’adresse suivante : http://chiaraluce.free.fr.

    Voici une de ses  dissertations, sur la liberté. Elle l’a écrite en 1989, peu après les affrontements sur la place Tien’anmen. En Afrique du Sud, le combat contre l’apartheid est mené… 

    « Les journaux, la télévision et les médias en général nous parlent souvent de liberté; nous en avons une douloureuse illustration dans les événements survenus récemment sur la place Tien’anmen. La photo de ce jeune, immobile devant un char armé, est l’emblème d’une recherche souvent désespérée et héroïque qui pousse les jeunes d’aujourd’hui à lutter jusqu’au péril de leur vie.

    En feuilletant les journaux de ces derniers jours ou en allumant la télévision, nous sommes touchés par cette marée de réfugiés qui quittent les pays de l’Est, oubliant les dangers dans leur course vers la liberté, et aussitôt nous pensons à la lutte silencieuse et tenace du peuple sud-africain.

    Liberté en tant qu’égalité, et donc en tant que disparition de toute forme de racisme; liberté comme pouvoir d’autodétermination des peuples ; liberté d’expression, de pensée, de religion; liberté affranchie du besoin, comprise comme le droit de disposer des moyens de subsistance, et je parle ici de cette partie de la population qui, aujourd’hui encore, meurt de faim, de ces personnes que l’on prive de la principale liberté : celle de vivre.

    La recherche de la liberté et la lutte pour la conquérir est une constante dans l’histoire du chemin des hommes ; un chemin non encore achevé, un but qui reste à atteindre, même si beaucoup de barrières se sont déjà écroulées.

    Nous, Occidentaux, héritiers des idées de la Révolution américaine et de la Révolution française, formés à des principes dictés par le christianisme ; nous qui vivons dans des États démocratiques, peut-être croyons-nous avoir accédé à la liberté. Mais est-ce vraiment le cas ?

    Même s’il tend constamment vers ce bien commun, l’homme, en cherchant à s’affranchir de certains interdits, se rend esclave de lui-même à travers la course à la consommation, au bien-être, à travers la recherche acharnée du pouvoir. »

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  • Martin Luther King  a dit : «  ce qui ne me détruit pas me rend plus fort ».

    Or, beaucoup d’entre nous rêvent d’une vie sereine, douce, dénuée de souffrances. Est-ce juste ?

    Des hypothèses

    Tout d’abord, nous oublions trop souvent que nous sommes sur terre, de passage.

    A ce titre, je pose comme hypothèse que ce passage trouve son sens par les expériences que nous faisons et qui ont pour rôle de nous faire évoluer.

    J’entends ici par évolution, le chemin vers un accroissement de notre niveau de conscience.

    Donc, de passage sur terre, disais je, nous faisons des expériences. La souffrance est donc une expérience.

    Elle est une expérience fondamentale car c’est elle qui nous apprend la compassion. Vous me direz : et alors ?

    Examinons cette question au travers de la philosophie bouddhiste.

    Le point de vue bouddhiste

    Dans le bouddhisme, c’est en entrant en contact profond avec la souffrance que nous trouvons la voie qui mène au bien être.

    Voici ce que dit Thich Nhat Hanh (« Toucher la vie ») : «  si vous rejetez la souffrance, vous n’avez pas la possibilité de comprendre sa nature, et il vous est alors impossible de voir le chemin qui mène au bien être » ;

    « Pour moi, le royaume de Dieu, la terre pure, est un endroit où existent l’amour, la compréhension, la plein conscience et la souffrance. Et le contact avec la souffrance rend possible la présence de la compréhension, de la compassion, de l’amour. (…) C’est avec la souffrance qu’on fabrique la compassion. (…) Votre bonheur est fonction de votre compassion ; si vous n’avez pas de compassion dans votre cœur, vous n’avez pas de bonheur du tout. Il faut cultiver la compassion pour être heureux. »

    « La définition de l’enfer est simple : c’est l’endroit où il n’y a pas de compréhension, de compassion. Nous avons tous été en enfer ; (…) Nous avons tous souffert et savons très bien que l’enfer a besoin de la compassion. S’il y a de la compassion, l’enfer cesse d’être de l’enfer. La compassion peut être générée par vous-même », ou apportée par un autre.

    La question de fond

    Voulez vous vraiment entretenir l’enfer en vous, les graines d’enfer qui se trouvent dans votre cœur, en ne regardant que la souffrance, en vous concentrant sur votre souffrance ? Ou bien préférez vous laisser germer le bonheur, en regardant le paradis qu’offre l’instant présent, en accueillant le miracle de la vie? la couleur d’une rose, le chant d’un oiseau, le baiser de votre enfant …

    Longue vie à vous !

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