• En quoi la souffrance est-elle utile ?

    Martin Luther King  a dit : «  ce qui ne me détruit pas me rend plus fort ».

    Or, beaucoup d’entre nous rêvent d’une vie sereine, douce, dénuée de souffrances. Est-ce juste ?

    Des hypothèses

    Tout d’abord, nous oublions trop souvent que nous sommes sur terre, de passage.

    A ce titre, je pose comme hypothèse que ce passage trouve son sens par les expériences que nous faisons et qui ont pour rôle de nous faire évoluer.

    J’entends ici par évolution, le chemin vers un accroissement de notre niveau de conscience.

    Donc, de passage sur terre, disais je, nous faisons des expériences. La souffrance est donc une expérience.

    Elle est une expérience fondamentale car c’est elle qui nous apprend la compassion. Vous me direz : et alors ?

    Examinons cette question au travers de la philosophie bouddhiste.

    Le point de vue bouddhiste

    Dans le bouddhisme, c’est en entrant en contact profond avec la souffrance que nous trouvons la voie qui mène au bien être.

    Voici ce que dit Thich Nhat Hanh (« Toucher la vie ») : «  si vous rejetez la souffrance, vous n’avez pas la possibilité de comprendre sa nature, et il vous est alors impossible de voir le chemin qui mène au bien être » ;

    « Pour moi, le royaume de Dieu, la terre pure, est un endroit où existent l’amour, la compréhension, la plein conscience et la souffrance. Et le contact avec la souffrance rend possible la présence de la compréhension, de la compassion, de l’amour. (…) C’est avec la souffrance qu’on fabrique la compassion. (…) Votre bonheur est fonction de votre compassion ; si vous n’avez pas de compassion dans votre cœur, vous n’avez pas de bonheur du tout. Il faut cultiver la compassion pour être heureux. »

    « La définition de l’enfer est simple : c’est l’endroit où il n’y a pas de compréhension, de compassion. Nous avons tous été en enfer ; (…) Nous avons tous souffert et savons très bien que l’enfer a besoin de la compassion. S’il y a de la compassion, l’enfer cesse d’être de l’enfer. La compassion peut être générée par vous-même », ou apportée par un autre.

    La question de fond

    Voulez vous vraiment entretenir l’enfer en vous, les graines d’enfer qui se trouvent dans votre cœur, en ne regardant que la souffrance, en vous concentrant sur votre souffrance ? Ou bien préférez vous laisser germer le bonheur, en regardant le paradis qu’offre l’instant présent, en accueillant le miracle de la vie? la couleur d’une rose, le chant d’un oiseau, le baiser de votre enfant …

    Longue vie à vous !

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