• Dit de la force de l’amour

    Entre tous mes tourments entre la mort et moi

    Entre mon désespoir et la raison de vivre
    Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
    Que je ne peux admettre il y a ma colère

    Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
    Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
    Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
    Pour tous les innocents qui haïssent le mal

    La lumière toujours est tout près de s’éteindre
    La vie toujours s’apprête à devenir fumier
    Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
    Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

    Et la chaleur aura raison des égoïstes
    Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
    J’entends le feu parler en riant de tiédeur
    J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

    Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
    Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
    Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
    Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
    Tu rêvais d’être libre et je te continue.

    Paul Eluard

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter